Culture d’entreprise : quelles valeurs promouvoir demain ?

A cette question que se posent de nombreuses entreprises, je répondrai invariablement : «Avant tout, celles qui correspondent le mieux aux mythes fondateurs de votre entreprise.»

En d’autres termes, je vous suggère de ne pas chercher à savoir quelles valeurs paraissent être dans l’air du temps, ou manquer dans votre entreprise, mais plutôt à analyser en profondeur l’histoire de votre société pour en faire émerger les valeurs qui y sont déjà naturellement présentes. Sans une telle analyse historique exigeante, les valeurs promues, même formulées par les meilleurs experts en communication, sembleront insipides et fausses à vos collaborateurs. En conséquence, elles resteront lettre morte car elles ne colleront pas à leur vécu quotidien ou à l’inconscient collectif de votre entreprise.

Après avoir accompagné avec mon équipe, une bonne centaine d’entreprises (petites et grandes) à mieux identifier leurs valeurs et à faire en sorte qu’elles soient mises en oeuvre à travers des modèles de leadership responsable, il m’apparaît que la première clé de réussite d’un tel exercice est sans nul doute l’implication personnelle du CEO et d’un groupe de leaders identifiés parmi les managers de l’entreprise.

Si le CEO ne s’approprie pas lui-même les valeurs de l’ entreprise et si les leaders n’en font pas un modèle de leadership à démultiplier auprès des équipes sur le terrain alors cet exercice ne sera d’aucune efficacité et utilité pour l’entreprise.

Il faudra ainsi mettre en place une démarche d’identification et de définitions de ces valeurs qui impliqueront les collaborateurs afin qu’ils participent activement à leur élaboration. Mais impliquer un nombre suffisant de personnes dans une telle analyse historique n’est pas facile, a fortiori pour des grands groupes, pour des sociétés dites «anonymes». A titre d’exemple, pour une entreprise de 120.000 employés, je conseillerai de réaliser un travail de concertation avec au moins 8.000 personnes issues de toutes les catégories des travailleurs de l’entreprise, en les impliquant à la réflexion interactive en workshops et également par l’Intranet de l’entreprise.

Un tel investissement du CEO et de toute l’entreprise pour définir les valeurs est-il raisonnable ? Certainement, dans un monde globalisé où de nombreux processus sont standardisés, «benchmarkés» ou «outsourcés», l’avantage compétitif d’une entreprise réside de plus en plus dans ses valeurs. Et ce ne sont pas tant les valeurs en elles-mêmes qui font la différence mais la manière dont chacun les mets en oeuvre pour développer la double performance économique et humaine de l’entreprise sur le moyen long terme.

Une telle démarche ne s’improvise donc pas. Si on souhaite qu’elle donne du sens aux collaborateurs et qu’elle permette la mise en oeuvre cohérente de la stratégie de l’entreprise, elle demande au préalable à comprendre ce qu’est une culture d’entreprise.

C’est sur ce thème : ”  Développer un nouveau modèle de culture d’entreprise “ que IECG animera  son prochain séminaire à Paris les 18 et 19 mars 2011. Nous verrons concrètement et en profondeur ce qu’est une culture d’entreprise, comment elle fonctionne et comment nous pouvons en faire un avantage compétitif différenciant sur son marché.

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En 2011… Devenez leader de vous-même…

Socrate (470/399 av. J.C) « Connais-toi toi-même… » (1)

La plupart d’entre nous connaissent cette phrase de Socrate. Ce que nous connaissons moins en revanche c’est comment Platon (427/347 av. J.C), son disciple, en a fait l’enjeu même de l’éthique.

L’éthique commence d’abord par la connaissance de soi-même. Dans ses Dialogues, nous explique-t-il, elle est la mise en œuvre de vertus telles que le courage (Lachès), la pitié (Euthyphron) ou encore la justice (République). (2) L’éthique est donc une affaire de comportement car elle renvoie à notre manière de vivre en société, à nos habitudes, à nos façons de vivre et d’agir. Et en Occident l’éthique cherche toujours à répondre à la question « Comment puis-je vivre pour être heureux ? », il s’agit d’une tradition provenant de la Grèce antique.

Quel rapport me direz-vous entre cette définition de l’éthique et le sujet de mon article « Devenez leader de vous-même ? » Devenir leader de soi-même signifie s’auto-observer, réfléchir et méditer sur soi-même pour mieux comprendre ses réactions et les comportements qui en découlent.
Dans l’entreprise, au travers des niveaux de responsabilité qui nous incombent, nous sommes soumis à des niveaux de pression très élevés ; que ce soit pour développer une vision du futur dans un monde totalement incertain… pour conduire une nouvelle stratégie sur des marchés volatiles… pour atteindre des objectifs financiers positifs malgré les effets de crise… pour mener nos équipes et leur donner du sens en dépit des incertitudes quotidiennes.
Les niveaux de stress auxquels nous sommes soumis réveillent parfois en nous, de manière totalement inconscientes, nos peurs profondes… de mourir, de ne pas réussir, de ne pas concrétiser un contrat, d’être limogés, de ne pas savoir mener nos équipes, de ne pas être aimés… C’est alors que se manifestent nos mécanismes de défense à travers la colère, la jalousie, le pouvoir, le mensonge… ce que nous appelons communément en philosophie nos vices. Il n’est donc pas question ici de juger ces vices, moi-même en tant que chef d’entreprise, je suis soumis aux mêmes niveaux de stress et peux parfois tomber dans certains de mes vices si je ne suis pas vigilent, c’est-à-dire en constante auto-observation ou bien en écoute permanente de mes collaborateurs proches.
Mais pourquoi faudrait-il absolument éviter de tomber dans ses vices ? Car le vice pousse à l’irresponsabilité, le vice ne considère plus la relation à l’autre mais seulement la relation à soi, c’est-à-dire le développement de son propre instinct de survie pour sauver sa peau. Or, nous avons des comptes à rendre à nos actionnaires, nos clients, nos collaborateurs, nos fournisseurs, nos institutions…

J’ai pu montrer dans mon dernier livre L’Urgence éthiqueUne autre vision pour le monde des affaires“, à travers le cas très concret de Max, dirigeant d’une filiale internationale d’un grand groupe industriel leader sur son marché, comment nous pouvions précisément éviter de tomber dans nos vices pour nous assurer de prendre des décisions et mettre en œuvre des actions responsables, pour l’ensemble des parties prenantes auxquelles nous avons à rendre des comptes. Pour cela, Max doit devenir leader de soi-même. Il doit appréhender les peurs inconscientes qui pourraient le paralyser afin de ne pas parasiter ses comportements et ses actions par ses vices personnels qui n’ont rien à voir avec les décisions qu’il a à prendre.
Devenir leader de soi-même signifie donc développer la confiance en soi. Cela demande d’aller à la rencontre de soi-même, pour accepter le meilleur et le pire de soi-même, pour mieux se comprendre et déparasiter ainsi les mécanismes de défense qui nous empêchent de nous mettre en relation de responsabilité avec les autres. Car nos décisions ont forcément un impact sur les autres.
Plus nous sommes leader de nous-mêmes, plus nous développons de la confiance en nous pour mieux créer de l’énergie positive au sein de nos équipes et des projets que nous avons à conduire.
Notre métier à IECG c’est d’ accompagner nos clients dans leur démarche de développement responsable en animant des workshops qui concilient théorie et études de cas concrets pour mieux s’appréhender soi-même et mettre en place une méthode d’analyse et de résolution de cas qui permette de prendre des décisions responsables cohérentes avec les valeurs de l’entreprise. Ces séminaires peuvent de dérouler intra-entreprises & inter-entreprises.

Pour en savoir plus, je vous invite à visionner la conférence que j’ai donnée à Bruxelles le 15 septembre 2010 en amont du débat avec Michel PÉBEREAU , Président du Conseil d’Administration de BNP Paribas. Je vous invite également à lire :

* Jean MOUSSÉ, Éthique des affaires : liberté, responsabilité. Le décideur face à la question éthique avec une préface de Jean-Louis BEFFA, Dunod, Paris, 2001

* Helen PALMER, L’enneagramme. Comprendre les neuf catégories de personnalité, Traduit de l’américain par Manuela DUMAY, Éditions Lanore, 2007

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(1) Cette formule, inscrite au fronton du temple de Delphes, invitait les hommes à se reconnaître faibles face aux dieux. Il faudrait absolument lire ici en complément le magnifique passage que Jeanne HERCSH dédie à cette maxime dans son livre L’étonnement philosophique. Une histoire de la philosophie, Gallimard, Collection Folio / Essais, Paris, 1993, p. 31-32.
(2) Je renvoie ici à deux textes qui me paraissent être d’une grande richesse pour la compréhension de la notion de l’éthique telle que je la simplifie dans la présentation du blog.
* Tout d’abord l’article de Paul RICOEUR « Éthique » in Dictionnaire de la philosophie, Encyclopaedia Universalis / Albin Michel, Paris, 2000, p. 569 – 578.
* Ensuite l’article de André COMTE-SPONVILLE « Morale ou éthique ? » in Valeur et vérité. Études cyniques, PUF, Paris, 1994 p. 183 – 205.

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JÉSUS : l’attitude d’un leader

Jésus ou l’exemple de l’attitude d’un leader qui permet de préparer et de conduire le changement de manière responsable.

Jean 6/60-61
Après l’avoir entendu, beaucoup de ses disciples dirent : « Elle est dure cette parole ! Qui peut l’écouter ? ». Mais, sachant en lui-même que ses disciples murmuraient à ce propos,
Jésus leur dit : « Cela vous scandalise… »

Je trouve ce passage de l’évangile de Jean extrêmement instructif pour ce qui concerne la notion de leadership.
Avant le verset 60, Jésus avait annoncé la réalité de la passion (la crucifixion) qu’il allait vivre et que les disciples allaient devoir vivre avec lui. Ils devaient traverser une épreuve qu’ils ne voulaient absolument pas voir survenir, c’est-à-dire subir un changement de vie qui ne leur plaisait pas du tout.
Pourtant la vérité est qu’ils devront accepter ce nouvel épisode difficile de leur vie afin d’accomplir la mission qui leur sera donnée, après la mort et la résurrection de Jésus, d’annoncer la bonne nouvelle (évangile) à l’humanité. Cette bonne nouvelle est que l’humanité est désormais libérée du péché originel, elle peut enfin, si elle en prend conscience, passer de la culpabilité à la responsabilité.
Alors les disciples doivent accepter que Jésus ne sera plus à leur côté pour les accompagner.
Ils sont donc confrontés à une vraie conduite du changement de leur vie. Ils devront annoncer la bonne nouvelle sans la présence à leur côté de leur leader “Jésus” en qui ils avaient une confiance absolue. Ils auront eux-mêmes à devenir leader.
Jésus accomplit ainsi avec son équipe (disciples) un acte de leadership responsable qui va permettre la conduite du changement et la réussite de la future mission de ses disciples. Pour les préparer au changement, ces paroles sont dures, elles scandalisent même les disciples.
« Elle est dure cette parole ! Qui peut l’écouter ? » Jésus ne cache pas la vérité à son équipe, il présente aux disciples la réalité de la situation à laquelle ils seront confrontés.
Il sait que ces paroles les scandalisent : après la mort et la résurrection de Jésus, ils seront seuls et ils devront accomplir la mission qui leur est donnée. Or les disciples ne pourront accepter cette situation qu’à deux conditions : accepter la réalité et garder en mémoire leur relation à Jésus. Pour cela Jésus, en tant que leader, livre les deux clés qui seront les conditions de la réussite de la conduite du changement pour les disciples.

  • Première condition : Jésus leur expose la vérité ; la réalité est dure à accepter mais Jésus, en tant que leader, ne cache pas la difficulté, il ne se ment pas à lui-même et il ne ment pas à son équipe. Il faudra que lui-même vive et accepte la passion mais que les disciples également la vivent, l’acceptent et accomplissent ensuite, sans lui, leur mission. Cela signifie donc que pour traverser le changement, il faut accepter de souffrir un peu avec soi-même et avec les autres… et cela peut prendre du temps.
  • Deuxième condition : Jésus transmet un rite à son équipe qui leur permettra de faire mémoire de la mission qui leur a été donnée et de maintenir la confiance en eux-mêmes alors que leur leader ne sera plus présent parmi eux. Ils partagent le vin (symbole du sang de la crucifixion) et le pain (symbole du corps de Jésus crucifié). Le rite du vin et du pain est le symbole du partage entre les disciples (l’équipe) qui aura pour fonction de rappeler à la mémoire des disciples qu’ils ont pour mission d’annoncer que l’humanité doit maintenant passer de la culpabilité à la responsabilité. Cela signifie donc que pour traverser le changement et maintenir la confiance nécessaire à la réussite de la conduite du changement, Jésus crée un rite porteur de valeurs humaines fortes qui permet de partager et de maintenir en mémoire le sens de la mission.

L’attitude de Jésus nous interpelle donc en tant que leader responsable : comment faisons-nous la vérité avec nous-mêmes et avec les autres ? Comment nous assurons-nous que la mission que nous conduisons est porteuse de valeurs et de sens pour nous-mêmes et les autres ? Quels sont les rites que nous mettons en place pour maintenir la confiance et le partage de valeurs humaines responsables fortes pour réussir le changement ?Comment transmettre du sens à son équipe afin d’atteindre les résultats financiers sans détruire la relation humaine? Comment définir son propre modèle de leadership?

IECG : la place de l’homme dans l’entreprise. J’ accompagne les membres des conseils d’administration et les comités de direction des entreprises dans la mise en oeuvre opérationnelle d’un modèle de leadership responsable cohérent avec leur stratégie et leurs valeurs, qui sache concilier le succès économique et la réussite humaine.

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« OBAMA sous la pression des républicains »

Les Échos – 4 novembre 2010

Avec le retour des républicains à la chambre des représentants, les américains marquent le signe de la volonté de retrouver leurs fondamentaux : l’esprit d’entreprendre, la liberté individuelle, la jouissance des droits individuels et également le plaisir qui en découle. Il y a donc un risque réel que l’entreprise de Barack Obama (revenir aux fondamentaux du libéralisme) soit mise à mal par la volonté des lobbys de maintenir la pensée ultralibérale comme seule règle de régulation naturelle de la société et des marchés.

J’ai déjà longuement abordé cette problématique dans mon dernier livre: L’URGENCE ETHIQUE

M’appuyant sur l’analyse profonde de Max WEBER dans L’éthique protestante et l’esprit du capitalisme et celles plus récentes de Joseph STIGLITZ dans Quand le capitalisme perd la tête et Jacques ATTALI dans La crise et après ?, je montre comment l’interprétation littérale et dogmatique de la théorie de la main invisible de Adam SMITH (père du libéralisme) permet aux lobbys de maintenir l’idée selon laquelle le marché se régule naturellement sans le besoin de l’intervention de l’État. D’après cette thèse ultralibérale, une société qui se développe en cohérence avec cette vision du monde est une société qui préserve la liberté individuelle et le plaisir individuel.

Pour une vision d’ensemble synthétique,  ci-joint le communiqué de mon intervention à Bordeaux, dans le cadre de la première rencontre hommes-entreprise organisée par le CECA* (Centre Entreprise et Communication Avancée)

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France – Chine : la rencontre entre l’Occident et la Chine

Les Échos – 4 novembre 2010

« Fu Ying, vice-ministre chinoise des affaires étrangères, a exhorté la France à la patience ».

Fu Ying soulève un problème majeur des relations d’affaires entre la Chine et l’Occident (et pas seulement avec la France) :c’est la notion du temps. Les Chinois s’appuient sur une culture dont les mythes fondateurs manifestent que l’être humain émerge d’un long processus de plus de 18.000 ans. Au contraire pour nous les Occidentaux, notre culture tient d’un mythe fondateur dans lequel la naissance de l’être humain et du monde ne prend que 6 jours. La chine se comprend dans une conception cyclique du temps alors que l’Occident se réalise dans une conception du temps fini.

Ainsi les chinois ont tout leur temps alors que pour nous  les Occidentaux nous n’avons pas de temps à perdre : une réelle incompréhension dans les relations d’affaires qui peut nous amener à perdre des marchés ou à ne pas réussir à développer d’affaires en Chine.

J’aborde régulièrement cette problématique dans mes interventions à l’Université à Shanghai mais également avec Alain Mainguy et nos collègues chinois Wendi Sun et le Prof. Li Ding dans les séminaires que nous animons ensemble pour les dirigeants Occidentaux et Chinois.

Je vous recommande également la lecture de deux très beaux livres sur ce sujet :

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LES PETITS MOUCHOIRS, un film de Guillaume Canet

Après la séance , j’ai eu envie d’exprimer mes sentiments sur ce film d’une réalité criante sur l’existence, la vie et la mort, la joie et la tristesse, l’amour et l’égoïsme…mais également sur la peur profonde de chacun de nous à ne pas vouloir regarder la réalité en face parce que celle-ci a quelque chose de trop dur, de trop désespérant.

Je formule la question qui nous est posée au fond à travers ce film de cette manière : comment avons-nous le courage d’affronter la peur de notre propre mort sans nous mentir à nous-mêmes, sans mentir aux autres, de manière à ce que notre peur ne vienne pas parasiter nos décisions et nos comportements de tous les jours ?

Personnellement lorsque j’étais visiteur de malades à l’hôpital, dans le cadre de ma maîtrise en théologie, j’ai été confronté dans l’accompagnement des mourants, à ce que l’on appelle la phase du miroir ; il s’agit d’une première étape à dépasser qui consiste à accepter de voir dans l’autre sa propre mort. C’est un moment d’angoisse difficile qui, une fois traversé, permet de regarder la vie avec plus d’humour et d’optimisme. Je vous engage donc vraiment à aller voir ce film.

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Mon nouveau livre: L’Urgence Ethique

Je suis très content de vous informer de la parution de mon livre: “L’urgence éthique, Une autre vision pour le monde des affaires”

Vous trouverez une présentation du livre ci-joint.Vous pouvez aussi acheter le livre en version numérique.

Enfin le livre est en vente directement auprès de contact@iecg.eu.com ou dans les librairies suivantes:

  • EYROLLES, 57 boulevard Saint-Germain, 75005 Paris
  • EYROLLES, Campus HEC, 1 rue de la libération, 78350 Jouy-en-Josas
  • SAURAMPS, Le triangle, 34000 Montpellier
  • SILOÈ JOUANAUD, 19 rue Trinité, 31000 Toulouse
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Développer un leadership responsable: séminaire Paris novembre 2010

Comment trouver un juste équilibre entre la pression du monde des affaires au quotidien et son propre bien-être ? Comment transmettre du sens à son équipe afin d’atteindre les résultats financiers souhaités sans détruire la relation humaine ? Comment définir son propre modèle de leadership en prenant conscience de son comportement sous stress ? Autant de questions qui trouveront une réponse personnalisée au cours de notre séminaire « Développer un Leadership Responsable » pour être un réel acteur de conduite du changement.

Pour vous inscrire à ce séminaire qui se déroulera à Paris les 19-20 novembre 2010, remplissez le formulaire PDF disponible à cette adresse.

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“Mais bon sang, qui est responsable?”

Lors de la séance d’ouverture du cycle 2010-2011 de Philosophie et Managment à Bruxelles, j’ai été convié à présenter un sujet sur l’éthique du CEO. La vidéo de cette présentation est disponible à l’adresse suivante.
 
Vous trouverez une transcription de la présentation sur notre site et sur le site de Philosophe et Management. J’ai également inclus les premiers paragraphes juste en dessous.
 
Je vous invite enfin à parcourir l’ensemble du contenu du séminaire de cette année.
 
Extrait:
 
 Pour centrer le débat, je voudrais d’abord vous donner la définition de l’éthique. A l’origine, il n’y a pas de distinction entre morale et éthique puisque « ethos » en grec a été traduit par « mores » en latin. C’est le cours de l’histoire et notamment la philosophie particulière de Spinoza qui a introduit une distinction.

La morale consiste dans le respect des règles. Dans une entreprise, respecter l’objectif moral serait de respecter ce qui est écrit dans le code d’éthique ou de conduites.

L’éthique est la prise de conscience de la responsabilité que nous avons à mettre en pratique les règles. Dans l’entreprise, cela doit nécessairement impacter la notion de leadership. Prenons l’exemple du feu rouge. Est-ce que je m’arrête au feu rouge parce que la loi me dit de le faire ? Auquel cas j’ai un comportement moral exemplaire. Est-ce que je m’arrête au feu rouge parce que j’ai conscience de la responsabilité que j’ai à ne pas mettre en danger ma propre vie et celles des autres. Auquel cas, j’ai là un comportement éthique exemplaire. Je peux donc avoir un comportement moral exemplaire sans avoir un comportement éthique exemplaire.

Quel est l’impact de cette distinction sur l’entreprise ? Lorsque j’ai une décision à prendre en tant que dirigeant ou manager, si je veux la prendre d’une manière éthique, je dois nécessairement me poser la question de ma responsabilité personnelle et de l’impact de ma décision sur les autres parties prenantes (actionnaires, clients, collaborateurs, fournisseurs et autres…). C’est de cette façon que l’on peut envisager de traiter de manière très pragmatique la notion des codes d’éthique et de code de conduites dans les entreprises.

Pourquoi les entreprises vont-elles de plus en plus aujourd’hui vers la dynamique de l’éthique ? Pour les grandes entreprises cotées sur le marché, cela est imposé. On l’a vu dans le résultat du questionnaire avec la mention du risque de réputation. Mais la mise en pratique de l’’éthique dans l’entreprise dépend également de la volonté du dirigeant. En effet, on peut rarement mettre en place une dynamique éthique (une culture d’entreprise reposant sur des valeurs humaines fortes) si le dirigeant lui-même n’y croit pas.

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