La vertu de l’égoïsme

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Chaque jour, les médias révèlent des scandales supplémentaires : blanchiment d’argent illégal, stratégie individuelle de certains dirigeants pour augmenter leur bonus, hommes politiques élaborant à leur avantage de fausses déclarations fiscales, mensonges d’État, corruptions volontaires pour obtenir des marchés importants…Ces attitudes peuvent-elles être qualifiées d’égoïsme ? L’égoïste rapporte tout à soi. Il sait se mettre en avant pour se faire désirer et remarquer pour arriver à ses fins. Nos journaux télévisés, la presse écrite et nos médias sociaux en sont remplis. Plus encore, en occupant ainsi le devant la scène, l’égoïste nous montre son pouvoir et sa force. Notre société développe même une tendance générale à le consacrer comme l’unique vecteur de la réussite et de la performance.

Le mot « égoïsme » dérive du latin ego qui signifie « moi ». Il s’agit de la tendance, chez un individu, à privilégier son intérêt propre aux dépens de celui des autres. L’égoïste cherche à satisfaire, de manière immédiate, son plaisir personnel. Dans le langage de la philosophie, il est de bon ton à ce sujet de conjuguer égoïsme et hédonisme. En effet, le mot « hédoniste » provient du grec ἡδονή (hédoné) qui signifie plaisir. Il s’agit d’une doctrine dans laquelle l’objectif unique de l’existence est de se procurer le maximum de plaisir. Son antidote, l’épicurisme, consiste au contraire à rechercher la tranquillité de l’esprit en se rendant maître de ses plaisirs personnels, au lieu d’en être esclave. De nos jours, l’égoïsme hédoniste est devenu courant. Cette idéologie s’est construite sur le modèle de l’individualisme dans lequel l’individu prime sur le groupe et l’intérêt collectif.

Dans La vertu d’égoïsme, un ouvrage diffusé en masse depuis le début des années 1960 dans l’ensemble des meilleures universités et écoles américaines, son auteur Ayn Rand (1905-1982) a qualifié le comportement égoïste, d’éthique objectiviste. Celle-ci, écrit-elle, « considère que ce qui est bon pour l’homme ne nécessite pas de sacrifices humains et ne peut être accompli par le sacrifice des uns en faveur des autres…L’homme doit vivre pour son propre intérêt, ne sacrifiant ni lui-même aux autres, ni les autres à lui-même…Les trois valeurs de l’éthique objectiviste sont la raison, l’intentionnalité et l’estime de soi (…) la souffrance est un signal d’avertissement de défaite et de mort ». Cette doctrine a été relayée par Milton Friedman, fondateur de l’École économique de Chicago, et mise en application à travers la politique du président américain Ronald Reagan et ses successeurs. Il va sans dire que l’égoïsme et le laisser faire du marché constituent à eux deux la pierre angulaire de la pensée ultralibérale selon laquelle la réussite financière sociale et le bien être individuel conduisent naturellement au bonheur. Si c’est le cas, je me demande pourquoi notre société connaît une augmentation croissante de la consommation des antidépresseurs et des psychothérapeutes en tout genre. Probablement parce que l’obsession de l’argent et de la satisfaction de l’intérêt égoïste immédiat ne mènent pas naturellement au bonheur.

Depuis quand l’égoïsme serait-il devenu une vertu ? Appliquée au champ de l’éthique, en philosophie, elle est classée depuis les fondations des pensées grecque et latine dans le registre des vices, répertoriée comme une étroitesse du cœur et de l’esprit. Dans Le Criton de Platon, Socrate appelle à mesurer la conséquence de ses actes et de ses comportements sur son entourage proche et autrui. Pour Cicéron, fondateur de l’humanisme universel, l’égoïste est celui qui méprise les autres par son indifférence ; c’est ainsi qu’il qualifie Sophocle dans le débat qui l’oppose à lui sur ce sujet. Il l’appelle à mesurer ses propos et à prendre en compte l’avis des autres. L’égoïste vit seul, il agit selon cette croyance qu’il pourrait absolument se passer des autres et du collectif. Il ne parle que de lui-même, ne s’intéresse qu’à lui-même et se porte un attachement excessif.

L’égoïsme nous pousse ainsi à nous interroger sur soi. Notre existence ne serait-elle faite que du rapport entre moi et « moi » ? Effet du reflet du miroir sur ma propre image. Que nous en soyons conscients ou non, notre existence est relation avec soi, l’autre qui parle en moi, qui m’échappe, et l’autre sans lequel je ne suis rien. En effet, nous n’existons que parce que les autres nous font exister. Une femme et un homme politiques n’existent que parce qu’ils ont des électeurs. Une entreprise vit grâce à des clients. Un employé reçoit un salaire car il produit un bien pour un actionnaire qui a investi dans une affaire. Sans nos grands-parents et nos parents, nous n’existerions pas. Le rapport pur de soi à « soi » n’existe donc pas, ce qui fait de l’égoïsme un leurre.

Son contraire est l’altruisme, c’est-à-dire la capacité à se tourner vers les autres pour les servir, pour les aimer tels qu’ils sont et non pas tels que nous voudrions qu’ils soient. Mais si l’égoïsme porte en lui le défaut de ne porter attention qu’à soi, l’altruisme porte en lui le défaut de ne pas s’intéresser à soi, voire de s’éviter. Je crois bien volontiers qu’il n’est, ni bon d’être totalement égoïste, ni bon d’être totalement altruiste. Il s’agit pour chacun de nous de trouver un juste équilibre entre la manière de savoir préserver notre intégrité personnelle sans pour autant violer celle des autres. C’est pourquoi j’oppose l’éthique conséquentialiste à l’éthique objectiviste d’Ayn Rand et son application économique. Nous nous trouvons toujours dans une position où nous devons rendre des comptes à quelqu’un ou à un groupe. Cela nous impose la conséquence de mesurer l’impact de nos comportements et de nos actions sur nous-mêmes et les autres. Trop d’égoïsme nuit au partage relationnel dont nous avons besoin pour exister ; trop d’altruisme anéantit notre capacité à nous ressourcer en nous-mêmes pour créer, innover, inventer et espérer.

Non je ne crois pas que l’égoïsme soit devenu une vertu. C’est cependant ce que la société nous laisse croire, ce que la société de marché nous impose. Ne serait-il pas urgent dans nos entreprises, nos écoles et nos universités de réaffirmer que l’égoïsme est un vice conduisant à la perte de l’intérêt collectif dont nous avons besoin pour pouvoir survivre ensemble et transmettre aux générations futures un monde meilleur ?

The virtue of selfishness

Each day, the media reveals additional scandals : illegal money laundering, individual strategies practiced by certain directors to increase their bonuses, politicians making false tax declarations, state lies, willful corruption to obtain big contracts…Can these attitudes be qualified as selfishness? The egoist pulls everything to his side. He is able of standing out, to be seen even desired, in order to achieve his goals. Our televised news programmes, written press and social media networks are full of it. Moreover, taking front stage, the egoist shows his power and his strength. Even our own society develops a general tendency to venerate this as being the only vector of success and performance.

The word « egoism » is derived from the Latin ego meaning « self ». It is the tendency of privileging ones own interest at the expense of others. The egoist seeks, one could say almost immediate self satisfaction. Indeed, take for example the word “hedonist” coming from the Greek ἡδονή which means pleasure. Here we are speaking about a doctrine where the only objective of one’s existence is in obtaining maximum pleasure. Its antidote, epicurism, on the other hand is about seeking peace of mind by mastering ones personal pleasures instead of being enslaved by them. Nowadays, hedonistic selfishness has become commonplace. This ideology is built around a model of individualism where by which the individual stands above the group and collective interest.

In the virtue of selfishness, a widely read work throughout the best schools and universities in America since the early 1960’s, its author Ayn Rand (1905-1982) qualified the behavior of the egoist as objectivist ethics. This, she writes, “considers that what is right for man is that which doesn’t need human sacrifice and cannot be accomplished by the sacrifice of one in favour of others … that man must live for his own interest, neither sacrificing himself for others and neither other for him…The three values of objectivist ethics are reason, intentionality and self-esteem (…) sufferance is a warning signal of defeat and death”. This doctrine was relayed by Milton Friedman, founder of the Chicago Economic School, and was applied throughout the policies of President Ronald Reagan and his successors. It goes without saying that egoism and a care-free attitude to the market, between them both, constitute the corner stone of ultraliberal thinking whereby which social financial success and individual wellbeing lead naturally to happiness. If that’s the case, I wonder why our society today sees an increasing growth in the use of antidepressants and psychotherapists of all kinds. Probably because the obsession with money and immediate selfish interest does not naturally lead to happiness.

Since when would selfishness have become a virtue? Applied to the field of ethics, in philosophy, it is classed since the Latin and Greek foundations of thought as being a vice, ranked as a narrowness of heart and mind. In Crito by Plato, Socrates calls us to measure the consequence of one’s acts and behaviors on near ones and others. For Cicero, founder of universal humanism, the egoist is he who puts down others by his indifference; it’s like this he qualifies Sophocles in the debate he holds against him on the subject. He asks him to measure his words and to take into account the opinions of others. The egoist lives alone, it’s all about this belief of being able of doing without the others and the collective group. He speaks only of himself, is only interested in himself and is excessively attached to himself.

Egoism thus pushes us to question ourselves. Would ones existence be about the relation between me and “me”? Myself seeing myself in the mirror, my own image. Whether we are aware of this or not, our existence is a relation with oneself, the one that speaks in me, that escapes me and the other without which I’m nothing. Indeed, we only exist because others make it so. A political man or woman, only exist because they have electors. A company lives thanks to its customers. An employee receives his salary as he produces goods for a shareholder who has invested in the business. Without our grandparents and parents we would not exist. The pure relation between self and “self” therefore does not exist, which in turn makes selfishness a delusion.

Its opposite is altruism, meaning the capacity to turn towards others and serve them, to like them as they are and not as one would wish them to be. However, if egoism has the failing of bringing attention only to oneself, altruism has the failing of not taking interest in oneself, even self-avoidance. I willfully believe that it is neither right to be totally selfish nor totally altruistic. For each of us, it is about finding the right balance between knowing how to maintain our personal integrity without harming that of others. That is why I oppose consequentialist ethics with the objectivist ethics of Ayn Rand and its economic application. We find ourselves today in a position where we have to answer for ourselves to somebody or a group. This imposes upon us the measuring the impact of our behavior and acts to ourselves and others. Too much egoism harms the relational exchange we need to exist: too much altruism wipes out our capacity to resource ourselves to create, innovate, invent and hope.

No, I do not believe that egoism has become a virtue. It is nevertheless what society lets us believe, that which the business society imposes upon us. Is it not urgent, in our companies, our schools and universities, to reaffirm that selfishness is a vice leading to the loss of collective interest which we need to be able to survive together and transmit to future generations a better world?

La virtù dell’egoismo

Ogni giorno i media ci rivelano nuovi scandali: riciclaggio di denaro sporco, strategie individuali di alcuni dirigenti per aumentare i loro bonus, uomini politici che elaborano false dichiarazioni fiscali a loro vantaggio, menzogne dello Stato, corruzioni finalizzate ad ottenere mercati importanti…queste attitudini possono essere qualificate come atti di egoismo?
L’egoista riporta tutto a sé. Sa come mettersi in primo piano per farsi desiderare e arrivare ai suoi fini. Telegiornali, stampa e media in generale ne sono colmi. A maggior ragione, occupando un posto in primo piano, l’egoista ci mostra il suo potere e la sua forza. La nostra società ha una tendenza generale a consacrarlo quale unico vettore della riuscita e della performance.

La parola “egoismo” deriva dal latino ego, che significa “io”. Trattasi della tendenza di un individuo a privilegiare il proprio interesse a scapito di quello degli altri. L’egoista cerca di soddisfare in modo immediato, il suo piacere personale. Nel linguaggio della filosofia, si è soliti a questo proposito, coniugare egoismo e edonismo. La parola “edonista” infatti proviene dal greco ἡδονή (hedoné) che significa “piacere”. Si tratta di una dottrina nella quale l’obiettivo unico dell’esistenza sia procurarsi piacere. Il suo antidoto, l’ “epicureismo” consiste al contrario a ricercare la tranquillità dello spirito, rendendosi padroni dei propri piaceri personali al posto di esserne schiavi. Ai giorni nostri, l’egoismo edonista è divenuto comune. Questa ideologia si è costruita sul modello individualista secondo il quale l’individuo ha la priorità sul gruppo e sull’interesse collettivo.

Ne La virtù dell’egoismo, opera che ha avuto ampia diffusione a partire dall’inizio degli anni ’60 presso le migliori università e scuole americane, vediamo che il suo autore: Ayn Rand (1905-1982), ha qualificato il comportamento egoista di etica oggettivista. Scrive l’autrice: “ciò che è buono per l’uomo non necessita di alcun sacrificio da parte dell’essere umano, e non può essere raggiunto attraverso il sacrificio degli uni in favore degli altri… L’uomo deve vivere secondo il suo proprio interesse, non sacrificando se stesso agli altri né gli altri a se stesso…I tre valori dell’etica oggettivista sono la ragione, l’intenzionalità e la stima di sé (…), la sofferenza è un segnale di avvertimento di disfatta e di morte”.
Questa dottrina è stata tramandata da Milton Friedman, fondatore della scuola economica di Chicago, e messa in pratica attraverso la politica del presidente americano Ronald Reagan e dei suoi successori. Va da sé che l’egoismo e il lassismo del mercato costituiscono i fondamenti del pensiero ultraliberale, secondo il quale la riuscita finanziaria sociale e il benessere individuale conducono naturalmente alla felicità. Se fosse così, mi chiedo perché la nostra società conosce un aumento crescente nel consumo di antidepressivi e di psicofarmaci di ogni genere. Probabilmente perché l’ossessione per il denaro e la soddisfazione dell’interesse egoista immediato, non portano affatto naturalmente alla felicità.

Da quando l’egoismo sarebbe diventata una virtù? Applicata al campo dell’etica in filosofia è sempre inserita, a partire dalla fondazione del pensiero greco e latino, nel registro dei vizi, è considerata pochezza di cuore e di spirito. Nel Critone di Platone, Socrate chiama a misurare la conseguenza dei suoi atti e dei suoi comportamenti nel proprio ambiente e in quello degli altri. Per Cicerone, fondatore dell’umanesimo universale, l’egoista è colui che disprezza gli altri con la sua indifferenza; è cosi che qualifica Sofocle. Egli esorta a misurare le parole e prendere in considerazione le opinioni degli altri.
L’egoista vive solo, agisce secondo questa credenza secondo la quale potrebbe completamente fare a meno degli altri e della collettività. Non parla che di se stesso, non s’interessa che a se stesso ed ha un’eccessiva considerazione di sé.

L’egoismo ci spinge anche a interrogarci sulla nostra stessa esistenza; avrebbe dunque come scopo quello di rapportare “me” a “me”? Come l’effetto di uno specchio che riflette la propria immagine. Che noi ne siamo coscienti o meno, la nostra esistenza è la relazione tra sé e l’altro che parla in me, l’altro che mi sfugge, e l’altro senza cui non sarei niente. In realtà, non esistiamo che perché gli altri ci fanno esistere. Una donna o un uomo esistono come politici solo perché hanno degli elettori. Un’impresa vive grazie ai suoi clienti. Un impiegato riceve uno stipendio perché produce un bene per un azionario che ha investito in quell’affare. Senza i nostri nonni e i nostri genitori non esisteremmo. Il rapporto puro tra sé e sé dunque non esiste, questo è ciò che fa dell’egoismo una mera illusione.

Il suo contrario è l’altruismo, cioè la capacità di renderci disponibili agli altri per servirli, per amarli per come sono e non per come vorremmo che fossero. Ma se l’egoismo ha come condizione intrinseca il fallimento di non avere attenzione che per sé, l’altruismo ha quella non interessarsi per niente a sé, cioè in qualche modo evitarsi. Credo fermamente che non sia positivo né essere totalmente in un modo né nell’altro. Si tratta invece di trovare il giusto equilibrio tra il saper preservare la propria integrità personale, senza tuttavia violare quella degli altri. È per questo motivo che oppongo l’etica consequenzialista all’etica oggettivista di Ayn Rand e alla sua applicazione economica. Ci troviamo sempre in una posizione in cui dobbiamo rendere conto a qualcuno o ad un gruppo. Questo ci impone la condizione di dover misurare l’impatto dei nostri comportamenti e delle nostre azioni su noi stessi e sugli altri. Troppo egoismo nuoce alla condivisione relazionale di cui tutti necessitiamo per esistere; troppo altruismo annienta la nostra capacità di ricorrere a noi stessi per creare, innovare, inventare e sperare.

No, non credo quindi che l’egoismo sia diventata una virtù. È ciò che tuttavia la società ci lascia credere, ciò che la società del mercato ci impone. Non sarebbe urgente nelle nostre imprese, scuole, università, riaffermare che l’egoismo è un vizio che conduce alla perdita dell’interesse collettivo, di cui tutti abbiamo bisogno per poter vivere insieme e per trasmettere alle generazioni future un mondo migliore?

8 réflexions au sujet de « La vertu de l’égoïsme »

  1. Professor Prabhu Guptara

    Dear Professor Dr. Toniutti

    You raise very important questions here.

    These are questions with which The Relational Thinking Network has been working for over 20 years.

    The answers require working not only in the social media space, or in the legislative and governmental space, or in the business space, or in the academic or education space, but all these and more.

    That is why the Network has grown and expanded into all these areas with specialist groups.

    Perhaps it would interest you to receive information on the Network, and especially on the Relational Thinkers’ Group?

    Kind regards

    Prabhu Guptara

    Répondre
  2. Majorel

    Bonjour Emmanuel,
    Merci pour cet article limpide, qui dénonce la suprématie de l’ego entretenu par la société et la civilisation dans lesquelles nous vivons. Ces mondes qui donnent l’illusion qu’il est nécessaire que je sois « Egoïste » comme le parfum que je ne citerai pas, où que je vaux par ce que je consomme parce que « je le vaux bien ». Avec pour conséquence une société faite d’une addition d’ego dont les intérêts s’opposent les uns aux autres, au détriment de l’intérêt collectif. Et si pour vivre ensemble, j’essayais d’être « moins que MOI » afin qu’il y ait de la place pour « plus de NOUS »?

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  3. valérie hermann

    article fort intéressant de réflexion sur la place que l’on s’accorde à soi, et celle que l’on donne (et que l’on ne laisse pas) aux autres. faire le choix d’une société dans laquelle au lieu d’une relation exclusive « ou » (toi ou moi) nous serions dans la construction d’une société du « et » (toi et moi) qui permet la pluralité et offre toute la richesse et la diversité de l’être humain.

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  4. odehemmer

    Merci Emmanuel de souligner le fondement ‘libertarien’ des dérives du capitalisme. Le livre « Atlas Shrugged » de Ayn Rand est paraît-il un des plus lus aux USA (Le 2e après la bible d’après certins …). J’avais écrit l’an dernier un

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  5. odehemmer

    Merci Emmanuel de souligner le fondement ‘libertarien’ des dérives du capitalisme.
    Le livre « Atlas Shrugged » de Ayn Rand est paraît-il un des plus lus aux USA (Le 2e après la bible d’après certins …).
    J’avais écrit l’an dernier un article sur ce thème dans Valeur(s) & Management, avec un échange bien intéressant avec un fan de Ayn Rand qui a fini par conclure « L’altruiste réalisera l’importance d’un ego fluide et puissant pour aider véritablement autrui. Et l’égoïste comprendra la nécessité de s’ouvrir et de s’offrir pour grandir davantage. »
    voir http://valeursetmanagement.com/comment-je-suis-devenu-libre-dans-un-monde-qui-ne-lest-pas-harry-browne/

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    1. Emmanuel Toniutti Auteur de l’article

      Oui effectivement Olaf. Dans l’un de mes derniers tweets @EToniutti je faisais la mention suivante : « L’amour de soi n’est pas un frein à l’altruisme, il est la base de l’amour pour les autres, il en est la cause première ». Il ne faut pas confondre égoïsme qui rime avec hyper narcissisme et amour de soi.
      Emmanuel

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  6. Ping : "La vertu de l'égoïsme" par Emmanuel Toniutti - IECG

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