2015 Le leadership de l’amour

Ecrit par Emmanuel Toniutti

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Pour vous souhaiter une belle et heureuse année, j’aimerais vous présenter le thème de mon dernier livre Le leadership de l’amour. Il s’agit d’un défi audacieux car il s’avère sans doute difficile à pratiquer dans l’entreprise et dans la vie de tous les jours. En effet les mots « leadership » et « amour » ne s’associent pas naturellement mais leur combinaison offre la possibilité de développer un nouveau modèle de leadership qui répond aux exigences de notre temps. Le tout début des années 1990 a marqué la fin du management sans affect enseigné dans les Écoles. Puis, apportant une nouvelle pierre à l’édifice théorique du leadership, les modèles visionnaire, charismatique, participatif, transformationnel et transactionnel ont donné à voir une nouvelle vision sans pour autant permettre vraiment de prendre en considération leur impact sur la double performance économique et humaine de l’entreprise. Il n’en demeure pas moins que de nombreux éléments précieux de ces théories sont à préserver. Mais la dimension de l’amour nous convie à leur dépassement.

Le leadership consiste, d’une part, à « mener » et « conduire » une équipe en lui transmettant de l’enthousiasme, de l’optimisme et une vision claire de là où il faut aller. Le leader a donc pour mission de faire adhérer les personnes aux objectifs à atteindre en développant de la confiance. Le leadership incite, d’autre part, à décider. Le verbe « décider » vient du latin decidere et caedere qui signifient respectivement « trancher » et « couper ». Toute décision implique ainsi une rupture entre un avant et un après dans lequel le leader détermine, fixe et décrète un nouvel objectif à atteindre. Toutes les personnes impliquées dans cette décision ne se trouvent pas forcément en adéquation avec celui ou celle qui décide. Certaines personnes ont l’impression de perdre de nombreux avantages acquis et d’autres de gagner de nouveaux champs d’opportunités inespérés. Le leader a pour mission de maintenir un équilibre émotionnel favorable à la performance. Pour ce faire, il doit prendre en considération les émotions négatives de chacun afin d’éviter que celles-ci viennent parasiter la mise en œuvre des plans d’actions opérationnelles nécessaires à la performance et s’appuyer sur les émotions positives.

L’amour incite à partager. Le mot « amour » vient du latin amor, il signifie « affection ». Il s’agit d’un sentiment d’attachement, d’amitié et de tendresse pour quelqu’un. Celui-ci conduit à développer des relations pouvant conjuguer le don de soi (« savoir donner ») et la capacité à recevoir ce don (« accepter de recevoir »). Mais nous ne sommes pas tous égaux sur ce point. Beaucoup de personnes savent donner mais n’acceptent pas de recevoir ; d’autres savent recevoir mais ne donnent jamais ou très peu. L’amour, dans tous les cas, peut se définir comme la capacité à partager et écouter les émotions universelles qui se trouvent en nous telles que la joie, la colère et la tristesse. C’est à mon avis le grand changement auquel appelle le leadership de l’amour. Il nous interroge sur notre capacité de leader à prendre en charge nos propres émotions et celles des autres sans perdre de vue l’objectif à atteindre. Cela pour passer de la méfiance naturelle à la confiance.

Appliqué au champ du leadership, l’amour nous pose ainsi des questions déroutantes : ressentons-nous au fond de nous le désir de nous aimer tels que nous sommes en tant que leader mais également en tant que personne ? Avons-nous vraiment envie d’aimer nos clients, nos collaborateurs, nos fournisseurs, nos actionnaires, nos amis tels qu’ils sont ? Le leadership de l’amour nous interpelle ainsi sur les motivations qui nous poussent à aimer non seulement l’autre mais nous-mêmes. Il pose donc la problématique de l’identité : qui suis-je vraiment ? Suis-je en adéquation avec moi-même ? Qui est réellement l’autre ? Est-ce que j’accepte les autres tels qu’ils sont ? Développer sa capacité à s’aimer soi-même sans faux semblant et à aimer les autres pour ce qu’ils sont décuple des suppléments d’humanité conduisant à la performance économique. Quand les personnes se sentent respectées et prises en considération pour ce qu’elles sont, elles développent naturellement une énergie positive engageante, tournée vers le succès. Nous avons tout à chacun à grandir dans la rencontre des autres.

La thèse défendue dans mon livre consiste à affirmer que le leadership de l’amour est possible si, et seulement si, nous avons personnellement abordé la question de l’angoisse existentielle. C’est le pas supplémentaire que devront faire les leaders du futur sur eux-mêmes pour faire face aux grands changements qui s’annoncent dans la mutation de civilisation que nous sommes en train de vivre : internationalisation, multi culturalité, demande de sens spirituel, accélération considérable du rythme de vie…Ces changements sont source de pression et sous stress, l’angoisse se manifeste essentiellement à travers deux mécanismes dans les comportements humains : la lâcheté et la témérité. Dans Éthique à Eudème, Aristote faisant l’éloge du courage écrit : « Le lâche croit que ce qui n’est pas à craindre l’est, le téméraire garde confiance devant ce qui est à craindre ». Le leader ne peut être ni lâche, ni téméraire. L’amour le conduit au courage de s’affronter à la réalité et la vérité de soi, mais aussi à celle des autres et des contextes dans lesquelles il doit conduire ses affaires. De manière universelle, tous les êtres humains connaissent la même angoisse, il s’agit de celle de la mort. Mais ils se différencient par leurs craintes. Le leadership de l’amour nous interpelle à ce sujet : sommes-nous vraiment conscients des peurs qui nous animent pouvant parasiter nos décisions ? Sommes-nous leader de nos peurs et de notre stress ? Aucune École ne prépare à la connaissance de soi nécessaire à la définition de son propre modèle de leadership et de celui des autres. Le leadership de l’amour a quelque chose d’universel car il convie les leaders à adapter des modèles de leadership différents en fonction des personnes, des cultures et des métiers de l’entreprise afin d’être performant dans la durée.

Le leadership de l’amour nécessite donc le courage de conduire, de décider et d’aimer au-delà même du fait que notre décision pourrait nous faire apprécier, détester ou haïr. Toute décision engendre de l’espérance et de la frustration. Il s’agit du paradoxe devant lequel se trouve le leader. L’amour l’incite à prendre en considération la souffrance et l’enthousiasme que peuvent engendrer sa décision et sa manière d’aborder les problèmes à résoudre. Il le convoque face à lui-même, face à sa responsabilité d’humanité. Mon expérience de l’accompagnement des directions générales sur ce sujet me conforte dans le fait que le leadership de l’amour est une réponse pragmatique aux préoccupations économiques, sociales et politiques de notre temps.
En ce sens, pour apporter des éléments concrets aux problématiques du leadership, une partie de mon approche est consacrée à la question du courage autour des problématiques de l’angoisse et des peurs de l’être humain ; ainsi que la correspondance intime entre courage et amour et leurs implications opérationnelles autour des modèles de leadership mis en place par nos clients dans leurs entreprises.

Le monde dans lequel nous vivons nous questionne sur le sens que nous avons à donner à notre vie mais aussi à la vie de l’entreprise que nous dirigeons, il ne fait pas de doute pour moi que le leadership de l’amour sera un antidote sérieux, en cette matière, pour le salut de l’Occident dans le futur.

2015: the leadership of love

To wish you a grand and happy new year, I would like to propose my latest book Le leadership de l’amour. This is a bold challenge as it’s no easy task to practise in business and in everyday life. Indeed, the words « leadership » and « love » do not naturally go together but their combination provides the opportunity to develop a new model of leadership to meet the needs of our time. The early 1990s marked the end of emotionless management taught in schools. Then, bringing forth a new stone to leadership’s theoretical edifice, visionary, charismatic, participative, transformational and transactional models enabled us to see a new vision without really considering their impact on both the economic and human performance of the company. The fact remains that many valuable elements of these theories are to be preserved. But the dimension of love invites us to go beyond that.

Leadership means, on one hand, to « lead » and « drive » a team by transmitting enthusiasm, optimism and a clear vision of where we need to go. It is the leader’s task to stand strong by these objectives by developing trust. Leadership, on the other, incites decision. The verb « decide » comes from Latin decidere and caedere which respectively mean « decide » and « cut ». Any such decision implies a break between a before and an after in which the leader determines, sets and decrees a new goal. Everyone involved in this decision is not necessarily found to be in line with he who decides. Some people have the impression of losing numerous advantages while others may see themselves as winning new fields of unexpected opportunities. It is the leader’s job to ensure and maintain a favorable emotional balance regarding performance. To do so, he must take into account the negative emotions of each one in order to prevent them becoming parasite to the implementation of operational action plans needed for performance and at the same time build on positive emotions.

Love encourages sharing. The word « love » comes from the Latin amor, it means « affection. » It is a sense of connection, friendship and tenderness for someone. This leads to the development of relationships which can combine the gift of self (« to know how to give ») and the ability to receive this gift (« agree to accept »). However we are not all equal on this point. Many know how to give but do not accept to receive; others know how to receive but never give or if anything, very little. Love, in any case, can be defined as the ability to share and listen to the universal emotions found within us such as joy, anger and sadness. This is in my opinion the great change which calls for the leadership of love. This calls us to question our ability as a leader to take charge of our own emotions and those of others without losing sight of the goal. This being to go from natural distrust to trust.

Applied to the field of leadership, love asks some puzzling questions: do we feel within us the desire to love ourselves as we are as a leader, but also as a person? Do we really want to love our customers, our employees, our suppliers, our shareholders, our friends as they are? The leadership of love calls us to question our motives that drive us to love not only others but also ourselves. It raises the issue of identity: Who am I really? Am I aligned with myself? Who is truly the other? Do I accept others as they are? Developing the ability to love oneself without pretense and loving others for who they are multiplies the supplements of humanity leading to economic performance. When people feel respected and considered for what they are, they naturally develop an engaging positive energy, which turns towards success. We, each and everyone of us, grow through meeting others.

The thesis of my book is to say that the leadership of love is possible if, and only if, we have personally broached the question of existential anguish. This is another step that future leaders will have to make on their own to cope with major changes ahead in the civilization’s transformation that we are experiencing today: globalization, multiculturalism, a need for spiritual sense, a considerable acceleration in the pace of life … These changes are a source of pressure and under stress, anxiety occurs primarily through two mechanisms in human behavior: cowardice and rashness. In Eudemian Ethics, Aristotle praising courage wrote: « The coward has too much fear, or fear when he should have none. The rash remains confident in front of what is to be feared. » The leader can be neither cowardly nor rash. Love leads to the courage to face reality and self-truth, but also that of others and of the contexts in which he conducts its business. Universally, all human beings experience the same anxiety, that being death. But they differ in their fears. The leadership of love questions this: are we really aware of the fears that drive us can parasitize our decisions? Do we lead our fears and our stress? No School prepares an understanding of self-knowledge required to define ones own model of leadership and that of others. The leadership of love is universal as it invites and enables leaders to adapt different leadership models based on the people, cultures and company functions to be successful in the long term.

The leadership of love thus requires the courage to lead, to decide and to love even beyond the fact that our decision could make us appreciated, disliked or hated. All decisions create hope and frustration. This is the paradox the leader has to face. Love encourages the leader to consider the suffering and enthusiasm which can lead to a decision or the way one tackles a problem. It makes him face himself and his responsibility to humanity. My experience of accompanying management committees comforts me in that the leadership of love is a pragmatic response to the politic, social and economic concerns of our time.
In this way, and to provide concrete evidence to the issues of leadership, part of my approach is devoted to the question of courage around the issues of anxiety and fear of the human being; and the intimate correspondence between courage and love and their operational implications around leadership models developed by our customers in their businesses.

The world in which we live questions us on the meaning we give to our life but also to the life of the businesses we lead, there is no doubt to me that the leadership of love is a serious antidote for the salvation of the West in the future.

2015 : la leadership dell’amore

Per augurarvi un felice anno nuovo, vorrei qui presentarvi l’argomento del mio nuovo libro
Le leadership de l’amour. Si tratta di una sfida piuttosto ambiziosa poiché è evidentemente difficile da mettere in pratica sia nelle imprese che nella vita di tutti i giorni. Le parole “amore” e “leadership” non si associano naturalmente, ma la loro combinazione offre la possibilità di sviluppare un nuovo modello di leadership che risponde alle esigenze dei nostri tempi. I primi anni 90 hanno segnato la fine del management senza emozione insegnato nelle Scuole. Inoltre, mettendo un nuovo mattone sull’edificio teorico della leadership, voglio dire che nonostante i modelli visionari, carismatici, partecipativi, di trasformazione e transazionali abbiano mostrato una nuova visione, non hanno tuttavia permesso veramente di prendere in considerazione il loro impatto sulla doppia performance – economica e umana – dell’impresa. Resta il fatto che molti elementi preziosi di queste teorie sono comunque da preservare; ma la dimensione dell’amore ci invita a superarli, ad andare oltre.
La leadership consiste, da una parte, a “portare” e “condurre” un gruppo trasmettendo dell’entusiasmo, ottimismo e una visione chiara dell’obiettivo che si vuole raggiungere; dove il leader ha dunque la missione di far aderire le persone agli scopi da perseguire sviluppando fiducia. D’altra parte, il leader, incoraggia a decidere. Il verbo “decidere” viene dal latino decidere, der. di caedare, che significano troncare e tagliare. Ogni decisione, implica quindi una rottura tra un prima e un dopo in cui il leader determina, fissa e decreta un nuovo obiettivo da raggiungere. Tutte le persone implicate in questa decisione non si trovano necessariamente in sintonia con colui o colei che decide. Alcune persone avranno l’impressione di perdere molti vantaggi che avevano acquisito e altre invece di guadagnare nuove opportunità inaspettate. Il leader ha la missione di mantenere un equilibrio emotivo favorevole alla performance. Per fare ciò, deve tenere in considerazione le emozioni negative di ciascuno, per evitare che queste ultime possano influenzare negativamente l’attuazione dei piani di azione operativi necessari al risultato dell’azienda, appoggiandosi e sostenendo al contrario le emozioni positive.

L’amore spinge a condividere. La parola amore viene dal latino amor che significa “affetto”. Si tratta di un sentimento di attaccamento, di amicizia o tenerezza per qualcuno. Questo conduce a sviluppare delle relazioni che possano coniugare il dono di sé (saper donare) e la capacità di ricevere questo dono (accettare di ricevere). Ma non siamo tutti uguali a questo proposito. Molte persone sanno dare ma non accettano di ricevere; altre sanno ricevere ma non danno quasi mai o molto poco. L’amore in ogni caso, può definirsi come la capacità di condividere e ascoltare le emozioni universali che si trovano in noi, quali che siano la gioia, rabbia o tristezza. Questo è secondo me il grande vero cambiamento a cui siamo chiamati dalla leadership dell’amore. Ci interroga sulla nostra capacità di leader di farci carico delle nostre emozioni e di quelle degli altri, senza però perdere di vista il traguardo; passando naturalmente dalla diffidenza alla fiducia.
Applicato al campo della leadership, l’amore ci pone così delle domande ardue e inevitabili: sentiamo dentro di noi il desiderio di amarci come siamo, in quanto leader ma anche come persone? Abbiamo davvero voglia di amare i nostri clienti, i nostri collaboratori, i nostri fornitori, azionari o amici così come sono? La leadership dell’amore ci interpella quindi sulle motivazioni che ci spingono ad amare, non soltanto l’altro, ma prima di tutto noi stessi: pone perciò la problematica dell’identità, chi sono veramente? Sono in coerenza con me stesso? Chi è davvero l’altro? Accetto gli altri come sono? Realizzare la propria capacità di amare se stesso senza fingere e amare gli altri per ciò che sono, permette un tale aumento di umanità che conduce alla performance economica. Quando le persone si sentono rispettate e tenute in considerazione per quelle che sono, sviluppano naturalmente un’energia positiva, coinvolgente e volta al successo. Tutti possiamo crescere nell’incontro con l’altro.

La tesi difesa nel mio libro consiste ad affermare che la leadership dell’amore è possibile se, e solo se, abbiamo personalmente affrontato la questione dell’angoscia esistenziale. È il passo ulteriore che dovrebbero fare i leader del futuro su loro stessi per poter fronteggiare i grandi cambiamenti che si annunciano in questo mutamento di civilizzazione che stiamo vivendo: internazionalizzazione, multi culturalismo, richiesta di spiritualità, accellerazione importante del ritmo della vita… questi eventi sono fonte di pressione e sotto stress , l’angoscia si manifesta attraverso due meccanismi nel comportamento umano: la vigliaccheria e la temerarietà. Nell’ Etica a Eudemo Aristotele, elogiando il coraggio, scrive: “Il vigliacco crede di dover temere ciò che non deve, il temerario ha fiducia in ciò che dovrebbe temere”. Il leader non può essere né l’uno né l’altro. L’amore lo conduce al coraggio nell’affrontare la realtà e la verità di se stesso, ma anche di quella degli altri, e dei contesti in cui si trova a condurre gli affari. In maniera universale, tutti gli esseri umani conoscono la stessa angoscia, è quella della morte. Ma si differenziano per le loro paure. La leadership dell’amore ci interroga a questo proposito: siamo coscienti delle paure che ci abitano e che possono condizionare le nostre decisioni? Siamo leader delle nostre paure e del nostro stress? Nessuna Scuola prepara alla conoscenza di sé e degli altri necessaria alla definizione del proprio modello di leadership. La leadership dell’amore ha un contenuto universale perché porta i leader ad adattare dei modelli di leadership diversi in base alle persone, alle culture e al terreno su cui si muove l’impresa, al fine di essere efficiente sul lungo termine.

La leadership dell’amore necessita dunque il coraggio di condurre, decidere e amare al di là del fatto che la nostra decisione possa essere apprezzata, detestata o odiata. Ogni decisione fa nascere della speranza e della frustrazione. Si tratta di un paradosso davanti al quale si trova il leader. L’amore invita a prendere in considerazione la sofferenza e l’entusiasmo che possono generare dalla sua decisione e dal suo modo di fare fronte ai problemi. Guarda direttamente queste emozioni, le pone di fronte alla propria responsabilità sul piano umano. La mia esperienza nell’accompagnamento delle direzioni generali su questo tema, mi conforta nel fatto che la leadership dell’amore è una risposta pragmatica alle preoccupazioni economiche, sociali e politiche del nostro tempo.
In questo senso, per conferire elementi concreti alle problematiche della leadership, una parte del mio approccio è consacrata alla dimensione del coraggio intorno all’angoscia e alle paure dell’essere umano; così come il legame intimo tra il coraggio e l’amore e le implicazioni operative che ne derivano, all’interno dei modelli di leadership messi in opera dai nostri clienti nelle loro imprese.
Il mondo in cui viviamo ci pone di fronte a delle questioni sul senso che dobbiamo dare alla nostra vita, ma anche alla vita dell’azienda che dirigiamo, non ho alcun dubbio che la leadership dell’amore sia un antidoto incisivo e determinante per la salvezza dell’Occidente nel futuro.

8 réflexions au sujet de « 2015 Le leadership de l’amour »

  1. stephanebreton2508

    Bonjour,

    Merci pour cette lecture. Quelques remarques…..
    En « centrant » l’amour au cœur du management, vous opérez une translation intéressante, partagée par certains théoriciens du management et philosophes des organisations ou du travail, mais vous faites également un retour intéressant vers nos philosophes grecs (Epicure…), latins (Marc Aurèle) et orientaux (bouddhistes, hindouistes, jaïns, soufi, par exemple) . Je note toutefois que cette translation s’accompagne d’un remplacement (ou d’une altération) du rationnel au profit de l' »émotionnel » sans pourtant s’attacher à l’équilibre de ces deux pôles. Ils sont pourtant essentiels à une vision claire, pondérée, humaine et « performante » (je ne conçois ce terme que dans sa dimension économique) du manager. C’est une intégration des contraires qui conduit à l’équilibre de l’Amour (cf. Jung).
    Cette relation différente à l’Autre que vous evoquez (je retrouve ici Martin Buber (Je et Tu), Sipnoza, Lévinas ou Montaigne), son rapport à Soi, à sa propre connaissance (Socrate, évidemment parmi d’autres) est primordiale. Une éthique de vie qui est bien au-delà de la seule fonction (réductrice) du manager.
    il y a t-il une école (au sens des Grecs) ? Oui, pour ceux qui cherchent et dans les rayons (des bibliothèques) pour ceux qui pensent avoir presque trouver…..

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    1. Emmanuel Toniutti Auteur de l’article

      Bonjour,
      Merci pour votre message.
      Dans mon livre « Le leadership de l’amour », je défends exactement la thèse selon laquelle l’amour est le point d’équilibre entre la folie (au sens grec : la passion destructrice et la créativité constructrice) et la raison.

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  2. Catherine Cancian

    Le côté lumineux de la force en somme…
    La réflexion est brillante. Dans la lignée de « l’urgence éthique » du même auteur.

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  3. Philippe FORTEGUERRE

    Je suis complètement en phase! Merci pour ce supplément de dimension qui m’éclaire modeste terrien! Etre capable d’amour en management donc d’empathie et de sympathie n’est pas inné, il me semble être dans notre inconditionnel être, parfois caché et méritant par une excellence de formation, d’être exacerbé non?
    Philippe Forteguerre

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  4. Colas

    J’apprécie votre article. J’ai quitté un poste à responsabilité il y a dix ans parce que, entre autres choses, l’amour manquait dans le monde de l’entreprise. Aujourd’hui j’essaye de transformer ce qui peut l’être dans les organisations au travers de cours de yoga. Pour information, selon la philosophie (méconnue) du yoga (Yoga-sutra de Patanjali – traité considéré comme LA référence par toutes les écoles de yoga) il y a cinq causes à la souffrance, dont le yoga cherche à nous délivrer : le manque de clarté mentale ou la méconnaissance ou la méprise, la vanité, l’excès de désir, l’excès de rejet comme la haine, le racisme, etc, et l’attachement excessif à la vie, la peur démesurée de mourir (ceci en très résumé). Toujours selon cette magnifique philosophie, il y a cinq disciplines de relation aux autres et cinq de relation à soi : la toute première est la non-violence, l’amour de l’autre, la bienveillance, tant en actes, qu’en paroles ou en pensées. Tout cela est effectivement difficile à mettre en œuvre comme dit M. Poncelet, mais le simple fait de s’y mettre, de mettre le doigt dans l’engrenage engendre une spirale positive qui nous fait avancer, progresser vers cela. Merci à vous. Michel Colas

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  5. Carmen

    L’idéal serait qu’un jour on arrive à améliorer notre « potentiel de pensée » en amour. Si notre état d’esprit prédominant est empreint d’amour, la loi de l’amour (loi de l’attraction) nous retourne cet amour, et toute pensée imprégnée d’amour devient invincible. Merci Emmanuel du travail que tu realices .

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  6. Jean-Michel VINCENT

    Bonjour,
    je suis heureux de voir que vous avez pu concrétiser un concept que j’avais élaboré en 2007 et exposé en 2009, mais qui faisait sourire certains coachs, conseils ou entrepreneurs.
    Cela devait être un livre, mais certains contre temps personne et professionnel ont retardé son élaboration.
    Je vous donne le lien ou j’exposait mon idée:
    http://corps-resonance.com/coaching/
    Désormais je travaille sur un autre concept, qui va bien au delà, et si vous le désirez, nous pourrions travailler ensemble au regard de la résonance que je viens d’avoir avec la parution de votre ouvrage.
    Une idée ne naît jamais à un seul endroit, car elle existe potentiellement dans tous l’univers.
    Bien à vous.
    Au plaisir d’un prochain contact.
    Jean-Michel

    Répondre

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