Le fanatisme à l’épreuve de Dieu

Par Emmanuel Toniutti

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Les nouveaux attentats, survenus ces derniers jours à Paris, interpellent sur le terrorisme et le fanatisme contemporains. Pour mieux comprendre son élaboration, il est intéressant de revenir sur l’étymologie des mots. « Terrorisme » dérive du latin « terror » : le terroriste agit donc pour terroriser et faire peur. « Fanatisme » provient, quant à lui, de fanaticus. Il renvoie directement au temple fanum. Il signifie littéralement « être possédé » ou encore « en délire ». La notion de temple nous ramène ici à celle du sacré qui signifie « ce qui est initié pour le rite » en sanskrit et « rendre inviolable et interdit » en latin sancio (sacer).  À partir de cette étymologie, je peux donc formuler une définition plus claire. Le fanatique est un individu en délire, possédé par une puissance sacrée qui le rend inviolable, auquel il a été initié par un rite dans un lieu interdit aux profanes. Cette initiation lui confère un pouvoir, celui de parler et d’agir au nom du sacré. Dans le langage religieux, le sacré est Dieu. Il existe cependant deux types de sacré. Je l’ai longuement expliqué dans mon livre Paul Tillich et l’art expressionniste et dans le chapitre consacré au leadership dans mon dernier ouvrage Le leadership de l’amour.

Pour bien comprendre l’expression de Dieu, il faut revenir sur la distinction entre la croyance et la foi. La croyance consiste à croire que Dieu existe. Elle investit le croyant d’une mission dans laquelle celui-ci croit détenir la vérité puisqu’il la reçoit directement de Dieu. Au contraire, la foi consiste à croire que Dieu donne la vie ; elle renvoie l’homme à son humanité première. Elle le soumet au principe originel selon lequel, provenant de la poussière, il retournera à l’heure de sa mort à la poussière. Nous pouvons donc distinguer deux types de sacré : le sacré démonique (croyance) et le sacré (foi). Ainsi, lorsque le croyant fanatique tue au nom de Dieu, il développe une forme de violence démonique niant l’humanité à laquelle il appartient en se pensant au-dessus des autres individus de la communauté humaine. Il se fait l’égal de Dieu. Il appartient à un groupe de privilégiés en relation directe avec Dieu. La foi, quant à elle, engendre un sentiment d’humilité provenant de la prise de conscience même de la petitesse de l’Homme vis-à-vis de Dieu. Il est inférieur et soumis à Dieu. L’Homme de foi a pleinement conscience qu’il appartient à une même communauté humaine dans laquelle toutes et tous sont sœurs et frères en humanité. La foi ne peut pas engendrer le fanatisme mais l’acceptation et la reconnaissance que nous appartenons tous à un même fondement sacré qui nous unit : le pouvoir des origines, le principe originel, l’inconditionné, le grand architecte…ce que nous appelons Dieu. Ce n’est pas pour rien d’ailleurs que le Coran signifie littéralement « récitation » et « soumission » (aslama).

Les attentats de Paris en date du 13 novembre 2015 revendiqués par Daesh sont le résultat horrible et malheureux de terroristes djihadistes et fanatiques musulmans. Tout d’abord, il s’agit d’un tout petit nombre de croyants appartenant à un islam radical. Il ne faudrait donc pas laisser croire aux occidentaux que l’ensemble de la communauté musulmane s’identifie à ce fanatisme. Ensuite, certes Daesh s’est constitué en 2006 pour combattre au nom d’Allah et réhabiliter un islam confessionnel et non laïc au sein des pays arabo-musulmans. Mais il y a deux autres raisons dont les occidentaux se gardent bien de rappeler les fondements : la lutte contre l’expansionnisme néolibéral occidental issu du processus de colonisation dont Daesh refuse le modèle de par sa filiation avec Al-Qaïda ; et le combat contre un Occident imposant ses règles géopolitiques dans cette région depuis plus de 150 ans pour profiter des avantages liés au pétrole. Cela nous démontre que la religion ne détient pas le monopole de la croyance. Toutes les croyances politico-socio-économiques (nazisme, marxisme et néolibéralisme à titre d’exemple), athée, agnostique et religieuses laissant supposer à leurs adeptes qu’ils détiennent la vérité sont fanatiques et dangereuses pour l’humanité. Lorsque l’Occident déclare la guerre à d’autres civilisations pour des raisons démocratique et économique, il le fait au nom de sa vérité. Il faut donc bien comprendre que l’expansionnisme et le néolibéralisme apparaissent aux membres de Daesh comme un fanatisme inacceptable. Le fanatisme, et le terrorisme qui l’accompagne, est donc le résultat de communautés qui croient recevoir la vérité d’un dieu qu’ils imaginent, idéalisent et idolâtrent. Ils prétendent parler au nom de ce dieu qui n’existe pas.

La seule vérité qui soit est que nous sommes toutes et tous mortels. C’est l’angoisse de cette mort qui terrorise le fanatisme et le fait agir de manière si violente. La foi consiste à accepter cette mort. Elle nous invite à reconnaître que  nous provenons tous d’un même fondement originel au-delà de nos différences culturelles. Elle naît donc d’une prise de conscience que nous sommes tous, dans le monde entier, sœurs et frères en humanité. Son contraire est l’ignorance : se permettre de juger en croyant tout savoir de la réalité d’une situation et être convaincu que nous avons raison. Dans la nuit du 15 au 16 novembre 2015, la France a répondu au terrorisme et au fanatisme de Daesh en bombardant l’une de ses bases stratégiques en Syrie. Etait-ce la bonne réponse sachant que l’Occident porte une partie importante de la responsabilité de ce qui se déroule au Proche-Orient ? C’était, en tout cas, une réponse de démonstration de force pour montrer que la France n’avait aucune intention de se laisser faire en acceptant, sans agir, le fanatisme de Daesh dans son pays. Le 16 novembre, François Hollande réunissant le Congrès a officiellement déclaré la guerre au terrorisme djihadiste. Une nouvelle guerre sournoise commence. La réponse à la violence par la violence conduit à la violence. Bienvenue aux générations futures dans un monde où l’histoire de l’humanité démontre, de manière déplorable, que l’être humain est incapable de générer la paix sur le moyen – long terme. L’histoire humaine est une succession de guerres. Et malheureusement, cela ne va pas s’arranger, je vois mal comment nous pourrions modifier un comportement compulsif et répétitif de 5000 ans d’histoire.

 

 God puts fanaticism to the test

New attacks have occurred in recent days in Paris, a challenge of terrorism and contempory fanaticism. To better understand its development, we need to go back to the etymology of words. « Terrorism » is derived from the Latin word « terror »: the terrorist therefore terrorizes and sows fear. « Fanaticism » meanwhile, comes from fanaticus. It refers directly to the fanum temple. It literally means « to be possessed » or « delirious ». The concept of temple here leads us back to the meaning of the sacred « that which is initiated to the rite » in Sanskrit and « to make inviolable and prohibit » in Latin Sancio (sacer). From this etymology, I can therefore formulate a clearer definition. The fanatic is a delerious individual, possessed by a sacred power that makes him inviolable, to which has been initiated by a rite in a place forbidden to the profane. This initiation bestows unto him a power, the power to speak and act on behalf of the sacred. In religious language, the sacred is God. However, there are two types of sacred. I explained this at length in my book Paul Tillich et l’art expressionniste and in the section on leadership in my latest book The leadership of love.

To understand the expression of God, we need to go back to the distinction between belief and faith. Belief is to believe that God exists. It invests the believer with a mission in which he believes he holds the truth as he receives it directly from God. On the other hand, faith is believing that God gives life; taking man back to the very beginnings of humanity. It submits him to the original principle that he comes from dust and at the time of his death he will return to dust. So we can distinguish two kinds of sacred: the demonic sacred (belief) and the sacred (faith). Thus, when the fanatical believer kills in God’s name, he develops a demonic form of violence denying humanity to which he belongs by thinking himself above the other individuals of the human community. He is equal to God. He belongs to a group of privileged ones having a direct relationship with God. Faith, on the other hand, creates a sense of humility from being aware of the smallness of man in front of God. He is inferior and subjected to God. The man of faith is fully aware that he belongs to the same human community in which each and everyone are brothers and sisters in humanity. Faith cannot generate fanaticism but acceptance and recognition that we all belong to the same sacred foundation that unites us: the power of the origins, the original principle, the unconditioned, the great architect … he that we call God. Incidently, it is not for nothing that the Koran literally means « recitation » and « submission » (aslama).

The attacks in Paris dated 13 November 2015 claimed by Daesh (ISIS) are a horrible and unfortunate result of jihadi terrorists and Muslim fanatics. First of all, it is about a very small number of believers belonging to radical Islam. So we should not allow ourselves to believe that the entire Western Muslim community identifies itself with this fanaticism. Then, Daesh was formed in 2006 to fight in the name of Allah and rehabilitate a religious and non-secular Islam in Arab-Muslim countries. But there are two other reasons which Westerners should be careful to remind themselves regarding its foundations: the fight against the Western neoliberal expansionism from the colonization process which refuses the Daesh model by its affiliation with al-Qaeda; and the battle against a West which has been imposing its geopolitical rules in this area for over 150 years to take advantage of oil-related benefits. This shows us that religion does not have the monopoly of belief. All political and socio-economic beliefs (Nazism, Marxism and neo-liberalism as an example), atheist, agnostic and religious which let their followers suppose they hold the truth are fanatical and dangerous for mankind. When the West declares war on other civilizations for democratic and economic reasons, it does so on behalf of its truth. We must therefore understand that expansionism and neo-liberalism appears to members of Daesh as unacceptable fanaticism. Fanaticism and terrorism that accompanies it, is therefore the result of communities who believe they receive the truth of a God they imagine, idealize and idolize. They claim to speak in the name of a god that does not exist.

The only truth is that we are all mortal, one and all. It is the fear of death that terrorizes fanaticism and makes it act in such a violent manner. Faith is to accept death. It makes us see and recognize that beyond our cultural differences we all come from the same original foundation. From there which is born an awareness that we are all, all around the world, sisters and brothers in humanity. Its opposite is ignorance: to allow onself to judge, believing to be all knowing of the reality of a situation and being convinced that one is right. On the night of November 15 to 16 2015, France responded to Daesh terrorism and fanaticism by bombing one of its strategic bases in Syria. Was that the right answer knowing that the West bears a large part of the responsibility for what is happening in the Middle East? It was, anyway, a demonstration of force in response to show that France had no intention to let it go by accepting, without action, the fanaticism of Daesh in its own country. On November 16, François Hollande attended the Congress and officially declared war on jihadist terrorism. A new sneaky war begins. The answer to violence with violence leads to violence. So welcome to future generations in a world where history demonstrates, deplorably, that the human being is unable to generate peace in the medium – long term. Human history is a succession of wars. And unfortunately, this will not sort itself out, I cannot see how we could change a compulsive and repetitive behavior that has been going on in 5000 years of history.

 

Il fanatismo a prova di Dio

I nuovi attentati, avvenuti in questi ultimi giorni a Parigi, interpellano sul fanatismo e sul terrorismo contemporanei. Per comprendere meglio come si producono, è interessante dare uno sguardo all’etimologia delle parole. Terrorismo deriva dal latino terror: il terrorista agisce quindi per terrorizzare e per fare paura. Fanatismo deriva invece dal latino fanaticus. Rinvia direttamente al sostantivo fanum: il tempio. Essere fanatico significa letteralmente “essere posseduto”, o ancora “delirante”. La nozione di tempio ci porta a quella di sacro che significa “iniziato attraverso il rito” in sanscrito e “rendere inviolabile e proibito”, in latino sancio (sacer). Partendo da questa etimologia, posso tentare di formulare una definizione più chiara. Il fanatico è un individuo delirante, posseduto da una potenza sacra che lo rende inviolabile, alla quale è stato iniziato attraverso un rito in un luogo proibito ai profani. Questa iniziazione gli conferisce un potere, parlare e agire in nome del sacro. Nel linguaggio religioso, il sacro è Dio. Esistono due tipi di sacro…ho a lungo spiegato queste differenze nel mio libro Paul Tillich e l’arte espressionista e nel capitolo consacrato alla leadership nella mia ultima opera La leadership dell’amore.

 Per capire meglio la definizione di Dio, è necessario distinguere credenza e fede. La credenza consiste nel credere che Dio esista, ciò investe il credente di una missione nella quale egli è convinto di detenere la verità poiché l’ha ricevuta direttamente da Dio. Al contrario la fede implica la certezza che Dio doni la vita; si rifà all’uomo e alla sua umanità atavica. Lo sottomette al principio originale secondo cui, provenendo l’uomo dalla polvere, egli ritornerà polvere nell’ora della sua morte. Possiamo perciò distinguere due tipi di sacro: il sacro demonico (la credenza) e il sacro (fede). Quando il credente fanatico uccide in nome di Dio, manifesta quindi una forma di violenza demonica che nega l’umanità di cui è membro, pensando al di sopra degli altri individui della comunità. Agisce come se fosse al pari di Dio, appartiene ad un gruppo di privilegiati che immagina di essere in relazione diretta con Lui. La fede, al contrario, genera un sentimento di umiltà che proviene proprio dalla presa di coscienza della propria limitatezza rispetto a Dio. L’uomo di fede è inferiore e sottomesso a Dio. L’uomo di fede è consapevole di fare parte di un’unica comunità umana nella quale siamo tutti fratelli e sorelle. La fede non può generare il fanatismo ma l’accettazione e il riconoscimento che siamo tutti legati dal medesimo imprescindibile fondamento sacro: il potere delle origini, il principio originale, l’incondizionato, il grande architetto…colui che chiamiamo Dio. D’altra parte, non è per nulla che la parola Corano significa letteralmente “recitazione liturgica, lettura ad alta voce” e “sottomissione” (aslama).

Gli attentati di Parigi del 13 novembre 2015 rivendicati dallo Stato Islamico sono il risultato orribile e nefasto del terrorismo jihadista e fanatico musulmano. Prima di tutto, si tratta di un piccolo numero di credenti appartenenti ad un islam radicale. Non si dovrebbe quindi far credere agli occidentali che la comunità musulmana si identifichi in questo fanatismo. Secondariamente, lo Stato Islamico si è costituito nel 2006 per combattere in nome di Allah e riabilitare un islam confessionale e non laico in seno ai paesi arabo-musulmani. Ci sono però altre due ragioni che l’Occidente si guarda bene dal ricordare: la lotta contro l’espansionismo neoliberale occidentale, che affonda le sue radici nel processo di colonizzazione portatore di un modello che lo Stato Islamico rifiuta in quanto affiliato ad Al-Qaïda; e il combattimento contro un Occidente che impone le sue regole geopolitiche in questa regione da oltre 150 anni per approfittare dei vantaggi legati al petrolio. Questo ci dimostra che la religione non detiene il monopolio della credenza. Ogni credenza politica, sociale, o economica che sia, (nazismo, marxismo o neoliberalismo a titolo d’esempio), atea, agnostica o religiosa, lasciando supporre agli adepti di essere detentori della verità, è comunque potenzialmente fanatica e pericolosa per l’umanità. Nel momento in cui l’Occidente dichiara guerra ad altre civiltà per delle ragioni democratiche ed economiche, lo fa in nome della sua verità. Sarebbe dunque importante capacitarsi del fatto che l’espansionismo e il neoliberismo sono a loro volta percepiti dai membri dello Stato Islamico come un fanatismo inaccettabile. Il fanatismo e il terrorismo sono il risultato scaturito dalla credenza di ricevere una verità da un dio che viene immaginato, idealizzato e idolatrato. Si ha la pretesa di parlare in nome di questo dio che non esiste.

La sola verità indiscutibile è che siamo tutti e tutte mortali. È l’angoscia di questa morte che terrorizza il fanatismo e lo fa agire in maniera così violenta. La fede consiste nell’accettare questa morte. Ci invita a riconoscere che proveniamo tutti da uno stesso fondamento originale al di là delle nostre differenze culturali. Nasce da una presa di coscienza che siamo fratelli e sorelle nella nostra umanità. Il suo contrario è l’ignoranza: essa si permette di giudicare credendo di sapere tutto della realtà di una situazione, l’ignoranza scaturisce dalla convinzione di avere ragione. Nella notte tra il 15 e il 16 novembre 2015, la Francia ha risposto al terrorismo e al fanatismo dello Stato islamico bombardando una delle sue basi strategiche in Siria. Era la giusta risposta sapendo che l’Occidente ha una parte importante di responsabilità di quanto avviene in Medio-Oriente? In ogni caso, era una risposta mirata a dimostrare che la Francia non ha alcuna intenzione di lasciarsi intimorire accettando senza agire il fanatismo dello Stato Islamico nel proprio territorio. Il 16 novembre Francois Hollande riunendo il Congresso ha ufficialmente dichiarato guerra al terrorismo jihadista. Una nuova guerra ipocrita comincia. La risposta alla violenza con la violenza conduce ad altra violenza. Siano benvenute le generazioni future nel mondo dove la storia dell’umanità prova in maniera deplorevole, che l’essere umano è incapace di mantenere la pace a medio-lungo termine. Le vicende umane sono un susseguirsi di guerre. Sfortunatamente, sembra non esserci alcun rimedio, stento a prevedere una trasformazione di questo comportamento compulsivo e ripetitivo che ha 5.000 anni di storia.

 

 

4 réflexions au sujet de « Le fanatisme à l’épreuve de Dieu »

  1. Sophie Izoard

    Bonjour,

    Est-il possible de commander ( ou trouver) une version papier du* Leadership de l’amour *? Merci Cordialement

    Sophie Izoard

    Répondre
  2. Carmen

    Merci Emmanuel, je vais alors avoir la foi en l’univers et diriger mes croyances vers l’humanité si et seulement si cette humanité decide de changer et commencer à chercher d’autres « ressources » pour grandir. Je reste persuadée que tout ce fanatisme qui s’est géneré au cours des siècles est dû exclusivement à une chose: le pouvoir de l’ego, le pouvoir de l’argent.

    Répondre
  3. Ed

    Bonjour,

    Je ne vois que deux pistes pour sortir de cette obscurantisme fanatisme dogmatisme qui déclenche le terrorisme …
    – Le commerce : plus on commerce, plus on se connait, plus on se ressemble, moins il y a risque de guerre / violence … c’est ce qui se passe entre France et Royaume Unis, France et Allemagne, mais aussi avec la Chine.
    – L’accès à une laïcité spirituelle … Là où la notion de « principe créateur », « d’intention primordiale » … soit déconnectée de la notion de religion. La spiritualité qui n’a pas de message et libère (relation Homme – Univers) vs la religion dogmatique qui martèle et révèle un message et enferme (relation Homme – Dieu).

    Ed

    Répondre

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