État d’urgence

par Emmanuel Toniutti

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Depuis la dérégulation des marchés initiée au début des années 1980, accentuée par le consensus de Washington, nous vivons dans un monde dit ultralibéral. Cet ultralibéralisme a naturellement conduit à mettre en place, dans le processus de mondialisation et de globalisation, un modèle : celui de la création de valeur actionnariale. Ainsi la majorité des dirigeants politiques et des grandes entreprises, dans le monde entier, prennent des décisions qui favorisent ce modèle dont l’idéologie consiste à croire qu’il existe une main invisible qui régule naturellement le marché. Ce modèle privilégie la finance sur l’économie réelle, c’est-à-dire à toujours plus rémunérer les actionnaires sur le court terme. La crise des subprimes de 2008 en a été le triste résultat.
Dans un exemplum remarquable, lors de la remise des diplômes de HEC en juin 2016, le directeur général de Danone, Emmanuel Faber, a dénoncé ce système : « Après toutes ces décennies de croissance, l’enjeu de l’économie, de la globalisation, c’est la justice sociale. Sans justice sociale, il n’y aura plus d’économie…Il n’y aura pas non plus de justice climatique sans justice sociale…Après vingt-cinq ans d’expérience, ce que je sais, c’est qu’il n’y a pas de main invisible ».
Chez les ultralibéraux, cette main invisible, n’est autre que la Providence. Or nous sommes effectivement certains que depuis que G.W. Bush a été obligé de faire voter par le congrès américain, en 2008, un plan de sauvetage de l’économie américaine de 700 milliards de dollars, la Providence n’intervient pas sur le marché. L’ultralibéralisme est une théorie économique appliquée pour favoriser l’enrichissement des riches au détriment des classes moyennes et des plus pauvres.
L’élection de Donald Trump va exactement dans ce sens, le modèle qu’il prône se situe entre le protectionnisme, l’interventionnisme militaire et le libre-échange.

Nous sommes en état d’urgence mais nous avons encore la possibilité de changer de modèle. Cela ne dépend que de notre capacité à prendre notre vie en main pour aller vers la création de valeur partenariale. Celle-ci signifie que les actionnaires, les clients, les employés, les fournisseurs, les institutions, les citoyens sont des parties prenantes égales entre elles. Ce modèle favorise la solidarité contre l’individualisme, la fraternité contre l’égoïsme, il s’imprègne de la justice sociale pour mettre l’être humain au cœur des préoccupations du futur. Il permet de revenir aux fondamentaux mêmes de l’humanisme : « la solidarité vient du fait qu’un être humain ne peut pas être étranger à un autre être humain du fait qu’il est un être humain. » Tout ce que nous faisons, tout ce que nous créons est le résultat de forces humaines mises en commun pour servir l’humanité à laquelle nous appartenons.
Comme se plait à le dire le sociologue Edgar Morin, nous vivons une mutation de civilisation nécessitant un nouveau modèle qui ne favorise pas un petit nombre au détriment de la majorité et dont la justice sociale soit le fer de lance. La situation du temps présent montre que nous traversons une crise politique, sociale, économique et culturelle qui appelle à un changement nouveau. Si nous ne le faisons pas, nous devrons faire face, dans le futur, à des mouvements de révolte de toutes tendances nourries par une colère humaine exprimant la lassitude et le désespoir devant les privilèges indécents d’un petit nombre d’élus et de dirigeants.
Il est urgent de mettre en cohérence toutes nos stratégies de développement avec les valeurs qui fondent notre démocratie : la dignité, le respect, la liberté, l’égalité et la fraternité. Autant de valeurs dont nous nous sommes éloignés pour laisser se développer l’ultralibéralisme dont les seuls fondements défendus sont l’argent, l’apparence, l’hyper-individualisme et l’égoïsme immédiat. Ce que je crois personnellement, après ces quinze dernières années à avoir accompagner des entreprises à se développer pour créer de la croissance, dans des environnements politiques et multiculturels complexes, c’est que le futur s’enracine dans l’humanisme et la fraternité alors que le passé se perd dans l’ultralibéralisme et l’individualisme.

Emergency state

 Since the deregulation of markets originally set up in the early 1980s, accentuated by the Washington consensus, we now live in a so-called ultra-liberal world. In the process of globalization, this ultraliberalism has naturally led to establishing a model: the creation of shareholder value. In such instance the majority of political leaders and corporations around the world make decisions that favor this model whose ideology consists in believing that there is an invisible hand that naturally regulates the market. This model favors finance over the real economy, that is to say, increasing the remuneration of shareholders over the short term. The subprime crisis of 2008 was the sad result.
As a remarkable exemplum, on the HEC graduation day of June 2016, Danone’s CEO, Emmanuel Faber, denounced this system: « After all these decades of growth, economic stakes and globalization, it is social justice that matters. Without social justice, there would be no economy, neither would there be climatic justice without social justice … after twenty-five years of experience, what I know is that there is no invisible hand « .
Among the ultraliberals, this invisible hand is none other than Providence. But we are sure that since GW Bush in 2008 was forced to pass a vote by US Congress for a bailout plan for the US economy of $ 700 billion, Providence did not intervene in the market. Ultraliberalism is an applied economic theory to favor the enrichment of the rich to the detriment of the middle classes down to the poorest.
The election of Donald Trump goes exactly in this direction, the model he advocates falls somewhere between protectionism, military interventionism and free trade.
We are in a state of emergency but we still have the opportunity to change the model. It depends only on our ability to take charge of our lives and move towards partner value creation. This means that shareholders, customers, employees, suppliers, institutions and citizens are equal stakeholders. This model fosters solidarity against individualism, fraternity against egoism, it imbues itself with social justice to put the human being at the heart of the concerns of the future. It takes us back to the very fundamentals of humanism: « Solidarity comes from the fact that a human being can not be alien to another human being because he himself is a human being ». Everything we do, everything we create is the result of human forces put together to serve the humanity to which we belong.
As sociologist Edgar Morin puts it, we are experiencing a mutation of civilization requiring a new model that does not favor a small number to the detriment of the majority and whose social justice is the spearhead. The present situation shows that we are going through a political, social, economic and cultural crisis that calls for a new change. If we do not, in the future, we will have to face revolt movements of all tendencies nourished by human anger expressing lassitude and despair at the indecent privileges of a small number of elected officials and leaders.
There is an urgent need to align all our development strategies with the values that are the very foundation of our democracy: dignity, respect, freedom, equality and fraternity. So many values that we have moved away from to allow the development of ultra-liberalism whose sole foundations are money, appearance, hyper-individualism and immediate egoism. What I personally believe after the last fifteen years of accompanying companies to create growth in complex political and multicultural environments is that the future is rooted in humanism and fraternity and that the past will be lost to ultra-liberalism and individualism.

Stato d’urgenza

A partire dalla deregolamentazione dei mercati, iniziata all’inizio degli anni ’80, favorita dal Consenso di Washington, viviamo in un mondo detto ultraliberale. Questo ultraliberismo ha naturalmente portato a mettere in atto, nel processo di mondializzazione e globalizzazione, un modello: quello della creazione di valore azionario. Così, la maggioranza dei dirigenti politici e delle grandi imprese in tutto il mondo, prendono decisioni che favoriscono questo modello di cui l’ideologia consiste nel credere che esista una mano invisibile che regoli naturalmente il mercato. Questo modello privilegia la finanza all’economia reale, cioè è focalizzato principalmente sul remunerare gli azionisti a corto termine. La crisi dei subprimes del 2008 ne è stato il triste risultato.
Un exemplum considerevole è rappresentato da una dichiarazione, avvenuta durante la coleonsegna dei diplomi HEC nel giugno 2016, da parte del direttore generale della Danone, Emmanuel Faber, il quale ha denunciato questo sistema in questo modo: “Dopo tutti questi decenni di crescita, la posta in gioco dell’economia e della globalizzazione, è la giustizia sociale. Senza giustizia sociale, non ci sarà più economia…e nemmeno una giustizia climatica senza giustizia sociale…dopo venticinque anni di esperienza, quello che so, è che non c’è nessuna mano invisibile…”.
Per gli ultraliberali, questa mano invisibile, non è nient’altro che la Provvidenza. Siamo tuttavia certi che la Provvidenza, da quando nel 2008 G.W. Bush è stato obbligato a far votare dal Congresso un piano di salvataggio dell’economia americana per l’importo di 700 miliardi di dollari, non interviene sul mercato. L’ultraliberismo è una teoria economica applicata per favorire sempre più l’arricchimento di coloro che sono già ricchi, a discapito delle classi medie e povere.
L’elezione di Donald Trump va esattamente in questo senso, il modello che esalta si situa tra il protezionismo, l’interventismo militare e il libero scambio.
Siamo ora in un vero e proprio stato d’urgenza, eppure non abbiamo ancora la possibilità di cambiare questo modello. Ciò non dipende che dalla nostra capacità di prendere la nostra vita in mano e dirigerci verso la creazione di valore partenariale. Questo significa che gli azionisti, i clienti, gli impiegati, i fornitori, le istituzioni e i cittadini sono parti integranti del sistema e hanno la stessa importanza. Questo modello favorisce la solidarietà contro l’individualismo, la fratellanza contro l’egoismo. È un modello intriso di giustizia sociale e mette l’essere umano al centro di ogni preoccupazione per il futuro. Permette di tornare verso i fondamenti stessi dell’umanesimo: “la solidarietà viene dal fatto che un essere umano non può essere estraneo ad un altro essere umano, per il fatto che è un essere umano”. Tutto ciò che facciamo, che creiamo, è il risultato di forze umane messe in comune per servire l’umanità a cui apparteniamo.
Come ricorda spesso il sociologo Edgar Morin, viviamo un mutamento di civilizzazione che necessita un nuovo modello che non favorisca solo un piccolo numero di persone a svantaggio della maggioranza, e di cui la giustizia sociale sia la punta di diamante. La situazione in cui ci troviamo oggi mostra che attraversiamo una crisi politica, sociale, economica e culturale che fa appello ad un nuovo importante cambiamento. Se non lo metteremo in pratica, dovremo fare i conti, in un futuro molto vicino, con movimenti di rivolta di qualunque tendenza, nutriti da una rabbia che esprime la disperazione e la stanchezza di fronte ai privilegi indecenti di cui ancora beneficiano un piccolo numero di eletti e dirigenti.
È dunque necessario mettere in coerenza tutte le nostre strategie di sviluppo con i valori che fondano la nostra democrazia: dignità, rispetto, libertà, uguaglianza e fratellanza. Valori da cui ci siamo allontanati per lasciare campo libero all’ultraliberismo che difende invece il denaro, l’apparenza, l’iper-individualismo e l’egoismo immediato. Ciò che credo personalmente, dopo questi quindici anni in cui ho accompagnato diverse imprese a svilupparsi e a crescere in contesti politici e multiculturali spesso molto complessi, è che il futuro affondi le sue radici nell’umanesimo e nella fratellanza, mentre il passato si è perso nell’ultraliberismo e nell’individualismo.

11 réflexions au sujet de « État d’urgence »

    1. David Collin

      bonjour Emmanuel, j’abonde en votre sens sur votre vision de notre état d’urgence… la tendance actuelle est particulièrement inquiétante, dans ce monde où la fracture sociale tend à croître, au profit d’un petit nombre, ne risquons-nous pas d’atteindre un point de non retour ?… lorsqu’ils ont encore quelques ressources (économies « bas de laine »…) les plus faibles survivent un temps puis rejoignent le nombre croissant de sans-abris et lorsque l’équilibre entre ce que peuvent compenser les associations caritatives et ce dont ont besoin les plus démunis sera atteint, il y aura danger… l’histoire a souvent démontré que derrière ce sont des guerres (parfois mondiales) qui ont permis à chaque crise de relancer l’économie et donc de retrouver un équilibre (aujourd’hui devenu précaire). le phénomène qui accentue ce déséquilibre est la mondialisation, faire mieux et plus pour moins cher, pire encore lorsque l’intelligence artificielle remplace les individus en nombre. peut-être n’est-il pas trop tard pour qu’un virage puisse être pris et que les financiers qui (aujourd’hui) détiennent aussi les pouvoirs politiques résonnent par la création de valeur plus que par la réduction de coûts…

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  1. Terry Momtaz-Petralli

    Cher Emmanuel non sono veramente d’accordo sul fatto che la mano invisibile non stia più operando a livello planetario. Gli uomini fanno le leggi e la mano invisibile rimette in discussione tutte le certezze fino ad ora consolidate da un sistema ultra protezionistico.
    La gente è sempre più povera ecco che il voto in Inghilterra lo ha dimostrato.
    La gente è sempre più disperata negli Stati Uniti ecco che la gente cerca il cambiamento. Come si fa a dire che D.Trump cerca la guerra ? su quali basi si può fare uno statement di questo tipo. Non ha ancora preso il suo posto, sta facendo del suo meglio per nominare il suo cabinetto – lasciamolo lavorare. La scorsa settimana è riuscita a impedire a Carrier di lasciare l’America e questa era ed è una delle promesse fatte al popolo Americano.
    Poi la globalizzazione fa parte del piano della mano invisibile in quanto la terra è una solo paese e l’umanità i suoi cittadini. Sulla base di ciò il patriotismo adagio adagio diventerà sempre più ingestibile e quando tutti pagheremo le conseguenze della mancanza di leggi che permettano di gestire i problemi dell’umanità – non i problemi della Francia o dell’Italia o della Svizzera. I problemi oggi non hanno più nazionalità – le leggi per risolverli mancano totalmente e quindi siamo in un periodo di transizione dove può succedere di tutto e dove avvengono i cambiamenti per ordine di forza maggiore. Prima lo capiremo e meglio sarà per tutti noi. Ma non sembra che i politici e i media abbiano capito che dovrebbero lasciare da parte un po’ del loro Ego per occuparsi veramente dei problemi del popolo. Il popolo sarà costretto a scendere in strada per difendersi ? oggi la gente ha questa forza e abbiamo popoli sempre più acculturati in grado di dire a capi di stato quello che non desiderano più vedere. Vedi i problemi dell’acqua e della pipeline nel Dakota. Chi ha dato i permessi a questa azienda di fare questo progetto ? chi ha sottoscritto gli accordi per farlo ? quale partito politico Americano ? quale Presidente ? quale Commissione governativa ? e a scapito di chi ? sempre dei nativi Americani gli unici Americani veri del continente. è così la gente oggi si mobilita e succederà sempre di più – in questo caso la mano invisibile è presente. Buon lavoro Caro Emmanuel.

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    1. Emmanuel Toniutti Auteur de l’article

      Cara Terry,
      Ti ringrazio moltissimo per il tuo messaggio.
      Mi sembra che ci sia une problema di interpretazione, perché io e te diciamo la stessa cosa.

      La mano inivisbile non interviene più sul mercato (non mi riferisco a livello planetario) e c’è una ragione. Questa teoria viene da Adam Smith e lui ha sempre spiegato che la mano invisibile non funziona più quando il politico ha perso le virtù essenziali: coraggio, solidarietà e simpatia. In questo caso, lo stato deve intervenire nell’ecomnomia. Ma i nostri dirigenti oggi pensano solo ultraliberalismo, cioé nessuno intervento nell’economia che non è economia ma finanza.

      Per quanto riguarda Trump, non sono io a parlare di intervento militare ma lui…io rinvio al suo team costituito di ultraliberali. È anche molto strano che il premio Nobel di economia, Joseph Stiglitz, si permetta di fare ora delle lezioni di morale all’Europa, anche lui sarebbe diventato ultraliberale?

      Alla fine, i maggiori dirigenti che governano il mondo, hanno una religione e credono nella mano invisibile, la Provvidenza, ma hanno dimenticato una cosa essenziale: devono fare il bene dell’umanità e devono avere sempre une preferenza per i poveri. Tutti l’hanno dimenticato, ossessionati dal potere e dall’ego. Infatti tu dici che siamo tutti fratelli nell’umanità, ma ti sembra che ci sia una « mano invisibile » in questo senso che permetta a tutti i Paesi e i popoli di avere gli stessi vantaggi? direi proprio di no…c’è ingiustizia creata dai soliti dirigenti, per i quali la mano invisibile doveva riguardare solo i loro interessi e di altri pochi! (vedi la teoria della doppia predestinazione nel giudaismo e nel protestantesimo puritano calvinista).
      Allora si, la Provvidenza si fa sentire attraverso il popolo. Il popolo con la votazione sta riprendendo il potere, e va benissimo cosî. Su questo modo potremmo avere ancora delle grandi sorprese, oltre a Brexit, Trump e Renzi.

      Buona continuazione, Emmanuel

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  2. Fred Grand

    Tres en ligne avec ton article. N’oublie pas qu’avec la fraternite et la solidarite va la responsabilite, quasi dans le sens de la meritocratie bienveillante. On retrouve nos bonnes vieilles valeurs qui n’ont pas tant vieilli finalement? :-)

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  3. Edith DEGRENDEL

    Bonjour Emmanuel, Merci pour ce « papier » remarquable. Puissions-nous incarner humanisme et fraternité dans chacune de nos actions et de nos décisions quotidiennes, car tout chemin, pour long qu’il soit, débute par un pas.
    « Invulnerable, unlimited, you can do what you like with material things.
    But only if you hold to the Mother of things will you do it for long.
    Have deep roots, a strong trunk.
    Live long by looking long ».
    (Lao Tzu dans la traduction d’Ursula K. Le Guin)

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  4. Denis Apvrille

    Bonjour Emmanuel,
    Bien qu’essentiellement d’accord sur le fond de ton article, il me semble qu’il ne faut pas tomber dans l’excès inverse et la tendance à voir des complots partout.
    Ton terme d’Ultralibéral », pour définir notre monde occidental, ne me semble pas approprié. Notre monde est très régulé, que ce soit par les accords internationaux, ou par les lois locales ou communautaires (Europe par exemple). Le problème réside dans le niveau de régulation, et l’objet de celle-ci. Prenons un exemple : la composition du chocolat est très règlementée en Europe, par contre les politiques fiscales et économiques ne le sont pratiquement pas … C’est dans la subsidiarité qu’il convient de chercher les solutions. Les Etats-Unis, que nous avons, nous européens, plaisir à toujours critiquer, ont un Etat Fédéral fort sur certains points (sécurité, garantie des libertés individuelles, …), mais qui laisse aux Etats qui les constituent de grandes libertés sur beaucoup de point, jusqu’à des problèmes sociétaux (mariages homosexuels, …) ou même le code de la route !
    La crise des subprimes a montré des failles importantes, mais maintenant, on s’aperçoit que l’on a tellement régulé le système bancaire pour éviter d’y revenir que les PME ne peuvent plus se faire financer ! La solution est bien entendu dans l’équilibre et la raison. N’oublions pas que la capitalisme (régulé intelligemment) et le libéralisme économique (pas l’ultralibéralisme) ont permis le développement du monde, et le recul de la pauvreté partout, même s’il reste beaucoup à faire. Son opposé, l’Etatisme, et le communisme, ont échoué partout, y compris bien entendu à réduire les inégalités.
    Bien cordialement,
    Denis Apvrille

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    1. Emmanuel Toniutti Auteur de l’article

      Bonjour Denis,
      Un très grand merci pour ton message.
      Personnellement, je ne vois pas de complots partout et je ne suis, ni pour l’Étatisme, ni pour le communisme, mais pour le libéralisme social soutenu par la valeur de fraternité.
      Les théorie et pensée ultralibérales ont été inventées par l’école de Chicago et Milton Friedman soutenue par la pensée de l’auteur de « La vertu de l’égoïsme » Ayn Randt. À la suite des grands scandales financiers du début des années 2000 et la chute des tours du World Trade center, les américains, et en particuliers les ultralibéraux, ont imposé des standards de régulation, que tu décris parfaitement, au monde entier. L’Europe les a acceptés à travers, entre autres, les accords de l’OMC. Il s’agit d’une guerre économique dont nous n’avons en Europe absolument pas le leadership.
      Je crois que ce modèle politique, économique et sociale n’est pas le nôtre. C’est bien pour cela que j’appelle à un changement de modèle à travers la mise en place d’une création de valeur partenariale.
      Quant à la réduction des inégalités, je me demande encore comment un pays comme la France, porteur des droits de l’Homme, peut accepter à ce jour que son modèle produise 9 millions de personnes qui vivent avec moins de 900€ par mois et la médiane d’un salaire mensuel à 1650€ par mois. Je n’y vois là ni liberté, ni égalité et encore moins de fraternité.
      Bien cordialement
      Emmanuel Toniutti

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