Entrepreneurship, leadership, management ?

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Le mélange des mots

Le vocabulaire utilisé à l’heure actuelle dans les entreprises se résume très souvent aux mots suivants : agilité, flexibilité, innovation, créativité, empathie…De jolis mots certes ! Cependant, ils ne sont absolument pas faciles à mettre en œuvre au quotidien dans la conduite des équipes et des affaires. Et dans un environnement où la croissance est difficile, la pression et le stress augmentant, il est difficile de maintenir l’énergie positive nécessaire pour favoriser l’adhésion et le sentiment d’appartenance de toutes et de tous à l’entreprise, sa stratégie et ses objectifs. D’autre part, il n’est pas du tout certain que nous ayons toutes et tous les compétences requises pour mettre ces mots à la mode en pratique. Afin d’intégrer la nécessité de leur mise en œuvre il faut définir, au préalable, trois grands concepts qui s’enchevêtrent mais qui ne se superposent pas toujours : l’entrepreneurship, le leadership et le management.

L’entrepreneurship consiste en la capacité à prendre sa vie en main : « entre » – « prendre ». Il invite à créer et innover quelque chose à partir de rien, il repose sur le talent à avoir et à donner une vision claire du futur dans un environnement incertain. Il nécessite un niveau de sécurité personnelle faible et de confiance en soi élevé car il requiert de se projeter dans un avenir dont l’entrepreneur, femme ou homme, n’a aucune certitude. Elle ou il croit en ce qu’il fait, parfois même envers et contre tous.

Le leadership est le fait de « mener », de « conduire ». Il est la capacité à donner du sens et à faire adhérer les équipes à la vision, la mission et la stratégie de l’entreprise. Le leadership demande à développer de l’influence pour être suivi. Une ou un « meneur » se reconnaît précisément au fait qu’elle ou qu’il est suivi. Pour cela, il doit s’adapter en permanence aux situations et aux autres, tout en maintenant le cap à atteindre.

Le management est le fait de « gérer » un projet, une équipe, une organisation. Il ne requiert pas la capacité à définir une vision et/ou une stratégie mais plutôt à ordonner des process et des équipes pour atteindre les objectifs en cohérence avec la stratégie et la vision.

Toutefois, ces trois notions ont un point commun essentiel. Elles se font avec les femmes et les hommes qui composent l’organisation. L’entrepreneur, le leader et le manager ont, tous trois, à développer des qualités relationnelles élevées car, dans une entreprise ou une organisation, le plus compliqué n’est pas tant de définir une stratégie et des process mais de les conduire avec les personnes concernées. Le management a donc énormément évolué de nos jours. Les compétences demandées à travers l’agilité, la flexibilité, la créativité, l’innovation et l’empathie sont des qualités liées à la bonne connaissance de soi et de l’autre, la bonne relation à soi et à l’autre. Cela demande impérativement une modification des parcours de formation et de perfectionnement habituels.

Cet article est paru dans le magazine Courrier Cadres de février-mars 2017

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The mix-up of words

The vocabulary used companies today is very often summed up with such words as: agility, flexibility, innovation, creativity, empathy … Beautiful words for sure! However, they are absolutely not easy to implement within the daily running of teams and business. Especially in an environment where growth is difficult and pressure and stress increase, it is difficult to maintain the positive energy needed to foster a  sense of belonging, for each and everyone to the company, its strategy and its objectives. On the other hand, it is not at all certain that we each and all have the skills required to put these fashionable words into practice. In order to integrate the need for their implementation, we must first define three major concepts that are intertwined but not always overlapping: entrepreneurship, leadership and management.

Entrepreneurship is the ability to take control of one’s life. It is an invitation to create and innovate, starting from scratch, it relies on the talent of having and giving a clear vision of the future in an uncertain environment. It requires a low level of personal security and high self-confidence because it requires projecting oneself itself into a future for which the entrepreneur, woman or man, has no certainty. He or she believes in what he or she is doing, sometimes even for all and against all.

Leadership is about « leading », « driving ». It is the ability to make sense and to make the teams adhere to and buy into the vision, the mission and the strategy of the company. Leadership needs to develop influence in order to be followed. A « leader » sees himself or herself as such by being followed. To do this, one must constantly adapt to situations and to others, while maintaining the heading to be reached.

Management is about managing a project, a team, an organization. It does not require the ability to define a vision and / or strategy but rather to order processes and teams to reach objectives in line with a strategy and vision.

However, these three notions have one essential commonality. They all come into play with the women and men who make up the organization. The entrepreneur, the leader and the manager have, all three, to develop high relational qualities because, in a company or organization, the most complicated is not so much to define a strategy and a process but to lead them with all those concerned. Management has evolved enormously nowadays. The skills required through agility, flexibility, creativity, innovation and empathy are qualities linked to a good knowledge of self and others, a good relationship with oneself and others. This necessitates a change from the usual training and development paths.

This article was published in Courrier Cadres magazine.  Edition:  February-March 2017

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Mescolanza di parole

Ultimamente nelle aziende il vocabolario utilizzato si concentra spesso su queste parole: agilità, flessibilità, innovazione, creatività, empatia…

Certo, belle parole! Tuttavia, non è per niente semplice metterle in pratica nel quotidiano nella condotta dei gruppi e degli affari. In un ambiente dove la crescita è già molto difficile, la pressione e lo stress aumentano, è complicato mantenere l’energia positiva necessaria per favorire l’adesione e il sentimento di appartenenza all’azienda, alla strategia adottata e ai suoi obiettivi. D’altra parte, non è scontato che tutti abbiano le competenze necessarie per mettere in pratica queste definizioni. Per permettere a tutti di integrare il fatto che è necessario realizzare il senso di queste parole, è necessario definire prima di tutto, tre grandi concetti che si accavallano ma non sempre si sovrappongono: l’imprenditorialità, la leadership e il management.

L’imprenditorialità consiste nella capacità di prendere la propria vita in mano. È un invito a creare e innovare qualcosa a partire dal niente, riposa sul talento nel dare una visione chiara del futuro in un contesto incerto. Necessita un livello di sicurezza personale debole e un`elevata sicurezza in sé poiché richiede di progettarsi verso un avvenire di cui l’uomo o la donna non ha alcuna certezza. L’imprenditore crede in ciò che fa, talvolta contro tutti. La leadership comporta il “condurre”, il “portare”.  Implica la capacità a dare il senso e far aderire i gruppi alla visione, alla missione e alla strategia d’impresa. La leadership richiede la capacità di sviluppare l’influenza per poter essere seguiti. Un o una leader si riconosce precisamente dal fatto che è seguito o seguita. Per questo, deve adattarsi di continuo alle situazioni e agli altri, mantenendo però chiaro l’obiettivo da raggiungere.

Il management è l’atto di gestire, di condurre un progetto, un gruppo, un’organizzazione. Non implica la capacità di definire una visione o una strategia quanto piuttosto ordinare dei processi per raggiungere degli obiettivi in coerenza con la strategia e la visione.

Tuttavia, queste tre nozioni hanno un punto in comune essenziale. Si realizzano grazie al lavoro di donne e uomini che compongono l’organizzazione. L’imprenditore, il leader e il manager devono tutti potenziare le loro capacità relazionali poiché, in un’azienda, la cosa più complicata non è definire una strategia o un processo ma condurre tutto questo con le persone implicate. Il management si è dunque notevolmente evoluto. Le competenze richieste attraverso l’agilità, la flessibilità, la creatività, l’innovazione e l’empatia sono delle qualità legate alla buona conoscenza di sé e dell’altro. Questo necessita imperativamente una modifica dei percorsi di formazione e di perfezionamento abituali.

Questo articolo è apparso sul giornale Courrier Cadres di febbraio-marzo 2017

5 réflexions au sujet de « Entrepreneurship, leadership, management ? »

  1. Nadine Puyoo-Castaings

    Toujours juste Emmanuel.
    Ou places tu le necessaire stoïcisme dont on doit faire preuve dans l’acte de décision ? Cette exigence qui consiste à accepter ce qui advient, faire avec pour mieux le dépasser. Entrepreneurship, leadership ou management ?
    Bises

    Répondre
    1. Emmanuel Toniutti Auteur de l’article

      Un grand merci Nadine.
      Tu poses une magnifique question. Cette attitude stoïcienne qui consiste à intégrer les faits comme une réalité s’inscrivant dans une forme de destin contre lequel nous ne pouvons que nous glisser comme dans un cours d’eau impossible à remonter. L’un de mes auteurs préférés en cette matière, que je cite souvent sur mon compte Twitter @EToniutti, est Marc-Aurèle : « Il ne faut pas en vouloir aux événements, le temps est comme un fleuve qui formeraient les événements » ou encore « Toutes choses s’enchaînent entre elles et leur connexion est sacrée car toutes ont été ordonnées ensemble ».
      Je crois que cette attitude relève de l’entrepreneurship c’est-à-dire de la capacité à savoir prendre sa vie en main en s’adaptant à ce qui advient, contre lequel nous ne pouvons rien, mais dont il nous est donné de pouvoir l’accepter et le dépasser par notre volonté, notre force vitale, notre sagesse, notre courage…. Bises
      Emmanuel

      Répondre
  2. Monique PIERSON

    Bonjour,
    Pour moi qui ai co-écrit avec François DUVERGE, « L’art du management. En finir avec les idées reçues! », management et leadership sont deux notions très proches (la différence étant liée au fait que le manager est aussi garant de résultats) alors que ce que vous définissez comme « management » est pour moi de la « gestion » (dont le manager a d’ailleurs aussi à se soucier, mais « pas que » !). Et j’aurais tendance à proposer quatre concepts plutôt que trois.
    Mais votre expérience vous amène peut-être à une conclusion différente de la mienne et je suis prête à me trouver challengée !
    En tous cas, définir ces notions de manière claire, avec des mots simples est une belle performance que je salue et je prends !
    Bien cordialement.

    Répondre
    1. Emmanuel Toniutti Auteur de l’article

      Bonjour,
      Un très grand merci pour votre message que j’apprécie particulièrement.
      Je partage votre avis sur le fait que ce que je définis comme « management » est de la « gestion ».
      Il est toutefois pour moi évident que, tant le leader, que le manager, doivent être garants des résultats.
      Aujourd’hui les entreprises demandent aux managers de devenir des leaders mais tout le monde n’a pas cette capacité. De toute façon, il est demandé à tout le monde de faire plus avec moins, ce qui impose une capacité de conduite du stress beaucoup plus importante qu’avant.
      Bien cordialement
      Emmanuel Toniutti

      Répondre
      1. Monique PIERSON

        Bonjour Emmanuel,
        Merci pour votre retour que je partage tout à fait.
        Je crois aussi que l’on ferait mieux d’arrêter de demander de faire plus avec moins (surtout si l’on intègre à la réflexion le coût caché du stress pour l’entreprise et celui du mal-être plus ou moins « réparable » des collaborateurs) pour se demander plus souvent « pourquoi faire? », pour se poser et répondre d’abord à la question du « Pour Quoi ? » !
        Bien cordialement,
        Monique Pierson

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