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L’empathie, un levier de management ? Empathy? Empatia?

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L’empathie, un levier de management ?

Développer votre empathie ! Voilà le mot magique à la mode dans l’entreprise qui devrait révolutionner votre leadership ou votre management. Facile à dire mais difficile à mettre en pratique.

Le mot « empathie » vient du grec ἐν (en) qui signifie « à l’intérieur » et de πάθoς (pathos), la « souffrance ». Il caractérise la capacité à s’identifier à autrui, à éprouver ce qu’il ressent à l’intérieur de lui-même, à comprendre ses sentiments et ses émotions. Même si nous savons, de par les neurosciences, que notre cerveau a une capacité naturelle à s’identifier aux autres, nous savons également de par la psychologie des profondeurs comment nos croyances, liées aux différents inconscients collectifs, familiaux, individuels et religieux qui nous constituent, sont des freins à nous mettre à la place de l’autre. En effet, ces inconscients ont formé en nous des croyances dont il n’est pas si facile de sortir. Il nous faut d’abord les reconnaître puis les accepter pour apprendre à vivre avec elles et nous en distancier. L’empathie, au sens où elle le fait de « ressentir la souffrance de l’autre à l’intérieur de son propre corps », ne peut donc pas relever d’une décision rationnelle ou d’une volonté personnelle.

Pour nous mettre en chemin vers l’empathie, il nous faut ainsi d’abord écouter. Se mettre à l’écoute de nous-mêmes dans un premier temps, puis nous mettre à l’écoute de l’autre. Dans mon livre, le leadership de l’amour, j’ai défini l’écoute comme la capacité à « ne pas savoir ce que nous allons dire à l’autre avant qu’il n’ait fini de parler ». En effet, nous ne pouvons pas prétendre à comprendre l’autre et à nous mettre à sa place, si nous ne respectons pas d’abord sa parole et ses différences. L’écoute nous invite à nous méfier de nous-mêmes et de nos jugements trop hâtifs. Elle nous interpelle sur la manière impulsive que nous avons de réagir inconsciemment selon nos croyances. L’être humain est un être de langage et comme le dit si bien Maurice Bellet : « Le langage – au sens fort – juge d’avance. Qui ne parle pas ma langue, je ne le connais pas comme humain ! On va bien plus vite qu’on ne croit à cette limite terrible ». Nous ne pouvons donc pas décider d’être empathique. Au mieux, il s’agit d’un processus chimique qui s’active en nous par un écho mimétique devant une souffrance inacceptable nous rappelant nos propres blessures, ou d’un moment de grâce qui nous est donné et que nous ne comprenons pas forcément rationnellement.

L’écoute nous invite ainsi à la vigilance. Elle intègre le fait positif que dans toute relation nous partageons ensemble notre humanité ; elle nous ouvre à l’humilité d’accepter que les différences individuelles et culturelles qui nous habitent nous empêchent très concrètement de nous mettre à la place de l’autre. Tout simplement parce que nous ne sommes pas lui ou elle, et que nous ne serons jamais lui ou elle. L’écoute, dans le management, nous appelle ainsi à l’amour Philia : la capacité que nous avons à accueillir la différence de l’autre, à la respecter et à l’accompagner sans que notre langage personnel vienne parasiter celui de la personne qui nous parle. Sans jugement, sans condamnation. Elle ne se leurre pas sur une éventuelle possibilité à comprendre vraiment l’autre car, comme conclut Bellet « chacun a sa zone d’ombre impénétrable, sa région faussement claire, son travail de vérité, sa part lumineuse » qui échappe non seulement à l’autre mais aussi à soi-même.

Cet article est paru dans le magazine Courrier Cadres de avril-mai 2017

 

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Empathy, a management tool?

Develop your empathy! This is the magic buzz word going around companies at the moment, a means to revolutionize your leadership or management. Easy to say but not so easy to put into practice.

The word « empathy » comes from the Greek ἐν (en) which means « within » and from πάθoς (pathos), « suffering ». It characterizes the ability to identify with others, to experience what they feel inside themselves, to understand their feelings and emotions. Even though we know from neuroscience that our brain has a natural ability to identify with others.  We also know from indepth psychology how our beliefs, linked to the collective, family, individual and religious unconscious differences that makes us, hold us back from putting ourselves in the place of the other. Indeed, this unconscious has formed within us beliefs which are not so easy to push out. We must first recognize them and then accept them to learn to live with them and distance ourselves from them. Empathy, in the sense that it makes one « feel the suffering of the other within one’s own body », cannot therefore be the result of a rational decision or a personal will.

To put us on the road to empathy, we must first listen. To listen to ourselves at first, then to listen to the other. In my book The Leadership of Love, I defined listening as the ability to « not know what we’re going to say to the other before he’s finished speaking. » Indeed, we cannot pretend to understand the other and put ourselves in his place, if we do not first respect his word and his differences. Listening invites us to distrust ourselves and our too hasty judgments. It challenges us on how impulsively we react unconsciously according to our beliefs. The human being is a being of language and, as Maurice BELLET says so well: « Language, in the true sense of the word, judges beforehand. He who does not speak my language, I do not recognize as human! We reach this terrible conclusion all too quickly. » We cannot therefore decide to be empathetic. At best, it is a chemical process that is activated in us by a mimetic echo before an unacceptable suffering that reminds us of our own wounds, or a moment of grace that is given to us and that we do not necessarily  rationally understand.

Listening therefore leads us to vigilance. It integrates the positive fact that in every relationship we share our humanity together; it opens us up to the humility of accepting that the individual and cultural differences that inhabit us prevent us very concretely from putting ourselves in the place of the other. Simply because we are not the other and never will be.  Listening in management thus calls us to Philia love: the capacity we have to welcome the others differences, to respect and accompany him without our personal language interrupting or hindering his discourse. Without judgment, without condemnation. It does not delude itself about a potential possibility of truly understanding the other because, as BELLET concludes, « everyone has his zone of impenetrable shadow, his region falsely clear, his work of truth, his luminous self » unclear not only to the other but also to oneself.

This article was published in the magazine Courrier Cadres of April-May 2017

 

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L’empatia, un impulso per la gestione aziendale?

Sviluppate la vostra empatia! Ecco la parola magica, molto di moda nel mondo delle imprese, che dovrebbe rivoluzionare la vostra leadership o la vostra gestione aziendale. Facile a dirsi, ma piuttosto difficile da mettere in pratica.

La parola “empatia” deriva dal greco ἐν (en) significa “in, all’interno, dentro” e πάθoς (pathos), la “sofferenza, il patimento”. Ci si riferisce alla capacità di identificarsi all’altro, è la capacità di provare ciò che sente l’altro, comprendere i suoi sentimenti e le sue emozioni. Anche se noi sappiamo, dalle neuroscienze, che il cervello ha una naturale capacità di identificarsi agli altri, sappiamo anche dalla psicologia come le nostre credenze, legate a differenti incoscienti, (collettivo, familiare, individuale e religioso) che ci costituiscono, sono talvolta dei freni rispetto al metterci nei panni dell’altro. Questi incoscienti infatti, costituiscono in noi dei pregiudizi da cui non è così semplice prescindere. Bisogna innanzitutto riconoscerli, poi accettarli per imparare a convivere con essi e prenderne infine un po’ di distanza. L’empatia, nel senso di “sentire la sofferenza dell’altro dentro il nostro corpo”, non può dipendere da una decisione razionale o dalla propria volontà.

Per metterci in cammino, per così dire, verso l’empatia, è necessario prima di tutto ascoltare. Ascoltare noi stessi principalmente, poi metterci all’ascolto dell’altro. Nel mio libro La leadership dell’amore, ho definito l’ascolto come la capacità di “non sapere cosa diremo all’altro prima che abbia finito di parlare”. Non possiamo infatti pretendere di capire il prossimo e metterci al suo posto, se non rispettiamo le sue parole e le differenze di cui è portatore. L’ascolto ci invita a diffidare di noi stessi e dei nostri giudizi troppo precipitosi. Reagiamo molto spesso in modo impulsivo spinti inconsciamente dalle nostre credenze. Per l’essere umano il linguaggio è espressione maggiore e fondamentale del suo avanzato pensiero simbolico, e come ci dice Maurice Bellet: «il linguaggio, in senso stretto, giudica in anticipo. Chi non parla la mia lingua, non è da me riconosciuto come essere umano! Possiamo raggiungere questo limite terribile molto più velocemente di quanto non si creda». Non possiamo quindi decidere di essere empatici. Nella migliore delle ipotesi si tratta di un processo chimico che si attiva in noi come un eco mimetico di fronte ad una sofferenza inaccettabile che ci ricorda le nostre ferite; oppure di un momento di grazia che ci è dato e che non per forza riusciamo a comprendere razionalmente.

L’ascolto ci invita in questo senso ad essere vigili. Ci indica positivamente che in ogni relazione condividiamo la nostra umanità; ci porta verso l’umiltà di accettare che le differenze individuali e culturali che ci costituiscono possono impedirci concretamente di metterci al posto dell’altro. Semplicemente perché non siamo quell’uomo o quella donna, e non lo saremo mai. L’ascolto, nella gestione aziendale, fa appello in questo senso all’amore Philia: la capacità che abbiamo di accogliere la differenza dell’altro, rispettarla e accompagnarla senza che il nostro linguaggio personale venga a inquinare il linguaggio di chi ci parla. Senza giudizio, senza condanna. L’ascolto non ci permette di illuderci di aver profondamente capito l’altro; perché, come conclude sempre Bellet: «ognuno ha la sua zona d’ombra impenetrabile, una sua regione falsamente chiara,il suo lavoro di verità, la sua parte luminosa» che sfugge non solo all’altro, ma persino a se stessi.

Questo articolo è apparso su Courrier Cadres nel mese di aprile/maggio 2017

2017 : un tournant historique – a historical turning point – una svolta storica

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2017 : un tournant historique 

Il y a quelques jours, le président de la Chine Xi Jinping, au forum de Davos 2017, s’est prononcé officiellement pour le libre-échange et la mondialisation. Cela m’a rappelé un épisode que j’ai vécu il y a exactement dix ans lorsque je donnais mon premier cours à l’université de Fudan à Shanghai. L’un des dirigeants chinois de l’EMBA m’avait interpellé au cours du dîner : « avez-vous bien compris ce que nous avons commencé à faire ? ». Comme je n’avais pas vraiment perçu l’enjeu de la question, je lui avais répondu de manière directe, comme un occidental : « non, je ne sais pas ». Et alors d’une voix tranquille, il m’avait confié : « nous allons vous coloniser ! N’ayez pas peur, il ne s’agit pas d’une colonisation militaire mais financière, nous allons racheter toutes vos entreprises ». Nous étions en 2007. Lorsque je suis rentré en Europe, puis en France, j’ai transmis l’information à tous les dirigeants que j’ai rencontrés. Je peux témoigner que la majorité d’entre eux n’a accordé aucun crédit à ce retour d’expérience, ils en ont même rigolé. Étant allé régulièrement en Chine tous les ans à partir de cette date, et travaillant chaque fois avec des dirigeants chinois, j’ai pu continuer quant à moi à mesurer la planification minutieuse de cette colonisation, toute structurée autour des principes de l’art de la guerre.

Voilà nous y sommes. À Davos, Xi Jinping a officiellement annoncé la colonisation financière de l’Occident par la Chine. Il va continuer à le faire, mais cette fois avec le support des États-Unis à travers la mise en place d’une double gouvernance mondiale sino-américaine qui aura pour objectif de rallier le Royaume Uni et la Russie à sa cause néolibérale. D’ailleurs, cela est en préparation depuis longtemps et est passé totalement inaperçu aux yeux des occidentaux. Au cours du mois de juillet 2014, les pays du BRIC ont créé une banque de développement ayant pour objectif de soutenir leurs projets de croissance. J’ai annoncé et dénoncé cette stratégie purement néolibérale au cours des Vèmes Assises nationales de la recherche stratégique qui se sont tenues en novembre 2014 à l’école militaire à Paris et dont j’avais en charge la synthèse des tables rondes : en voici la vidéo.

Nous voici donc, la France et l’Union européenne, confrontés à une très dure réalité opérationnelle. Ou bien nous avons l’agilité de définir et de mettre en œuvre un positionnement stratégique en rupture reposant sur nos valeurs humanistes, cela n’empêchant aucunement la performance économique ; ou bien nous allons devenir les esclaves de la Chine et des États-Unis. Ces derniers ont réussi à développer leurs propres réseaux d’influence à travers les GAFA et la Chine avec les BATX. 2017 constitue donc un tournant historique : ou bien nous redéfinissons notre leadership afin de retrouver une capacité d’influence différente dans un monde qui nous échappe ; ou bien nous allons perdre nos avantages compétitifs commerciaux, notre identité et notre code génétique. Même si je ne partage pas 100% de leurs analyses deux livres expriment, entre autres, parfaitement cette idée : Jacques Attali dans Le destin de l’Occident et le Comité Orwell dénonçant cette vague néolibérale fulgurante dans son collectif Le triomphe du soft totalitarisme.

Mon expérience de terrain me démontre chaque jour que très peu de nos dirigeants politiques français et européens ont intégré ces dimensions stratégiques pour nous proposer la vision d’un autre modèle de société cohérent avec nos valeurs. Autrement dit, qu’on se le dise très clairement, point de leaders à l’horizon pour nous guider et nous conduire vers une rupture porteuse de sens qui permettrait de développer nos propres outils d’influence, de défense et de conquête. Il est donc grand temps que nous passions à l’entrepreneurship. L’heure est venue pour nous, chacun où nous sommes, de prendre notre destin en main. C’est la nouvelle donne qui commence : 2017, bienvenue dans le meilleur des mondes.

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2017: a historical turning point 

A few days ago at the Davos 2017 forum, the President of China Xi Jinping, made an official declaration for free trade and globalization. It reminded me of an episode that I experienced exactly ten years ago when I was giving my first course at Fudan University in Shanghai. During dinner, one of the Chinese leaders of the university asked me: « Have you understand what we have started to do? ». Since I had not really perceived the issue at stake, I answered him directly, like a Westerner: « no, I do not ». And then, in a quiet voice, he had confided in me: « We are going to colonize you! Do not be afraid, it is not a military colonization but financial, we will buy up all your businesses. » That was back in 2007.

On returning to Europe, then to France, I passed on this information to all the leaders I came across. I can testify that the majority of them gave no credit to this feedback, they even laughed. Having gone regularly to China every year from that date, and working each time with Chinese leaders, I have been able to continue to measure the meticulous planning of this colonization, all structured around the principles of the art of the war.  And here we are, in Davos, with Xi Jinping officially announcing the financial colonization of the West by China.

He will go on to do so, but this time with the support of the United States through the establishment of a dual Sino-American world governance that will aim at rallying the United Kingdom and Russia to its neoliberal cause. Moreover, this has been in preparation for a long time now and has gone completely unnoticed by Westerners. Back in July 2014 in Shanghai, the BRIC countries set up a development bank to support their growth projects. I announced and denounced this purely neoliberal strategy during the 5th National Conference on Strategic Research held in November 2014 at the military school in Paris, where I was in charge of the synthesis of the round tables: see video.

We are now, France and European Union, facing a very hard operational reality. Either we have the agility to define and implement a strategic positioning in rupture based on our humanistic values, this would not prevent our economic performance; or we will enslave ourselves to China and the United States. The latter have succeeded in developing their own influential networks through the GAFA and China with the BATX.

2017 is thus a historic turning point: either we redefine our leadership in order to regain a capacity for a different influence in a world that we make no sense of; or we will gradually lose our competitive commercial advantages, our identity and our genetic code. Even though I do not share 100% of their analysis two books express, among others, perfectly this idea: Jacques Attali in The destiny of the West and the Orwell Committee denouncing this flashing neoliberal wave in his collective work The triumph of soft totalitarianism.

My experience in the field shows me, every day, that very few of our French and European political leaders have integrated these strategic dimensions to offer us the vision of another model of society that is consistent with our values. In other words, let’s be very clear here, there are no leaders on the horizon to guide us and lead us to a meaningful rupture that would allow us to develop our own tools of influence, defense and conquest. So it’s about time we moved on to a model of entrepreneurship. The time has come for us, wherever we are, to take our destiny into our own hands. It is the new deal that begins: 2017, welcome to the best of worlds.

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2017: una svolta storica 

 Alcuni giorni fa, il presidente della Cina Xi Jinping, al forum di Davos, si è pronunciato ufficialmente a favore del libero scambio e della mondializzazione. Questo mi ha ricordato un episodio che ho vissuto esattamente dieci anni fa, in occasione del mio primo corso presso l’università di Fudan, a Shangai. Uno dei dirigenti cinesi di questa università, durante la cena mi aveva fatto una domanda che in quel momento reputai piuttosto strana: “Voi avete capito cosa stiamo facendo?”. Non avendo veramente colto il significato della questione, gli risposi in modo diretto, potrei dire, da “occidentale”: “No, non lo so”. Lui quindi, con voce pacata proseguì: “Vi stiamo colonizzando! Non abbiate paura, non si tratta certo di una colonizzazione militare, ma finanziaria, infatti compreremo tutte le vostre imprese”. Eravamo nel 2007. Una volta rientrato in Europa, e poi in Francia, raccontai e trasmisi questa informazione a tutti i dirigenti che incontravo. La maggioranza di loro rideva, non dava assolutamente alcun credito a questa mia esperienza. A partire da quella data però, continuando a recarmi periodicamente in Cina e lavorando sempre con dirigenti cinesi, ho potuto rendermi conto di cosa stesse succedendo, ho avuto modo di misurare sul campo la pianificazione minuziosa di questa particolare colonizzazione, strutturata sui principi stessi dell’arte della guerra.

Eccoci qui, ora ci siamo. A Davos, Xi Jinping ha annunciato ufficialmente la colonizzazione finanziaria dell’Occidente da parte della Cina. Questa volta però, con il supporto degli Stati Uniti, attraverso la messa in pratica di una doppia governanza mondiale sino-americana che avrà come obiettivo quello di far aderire anche il Regno Unito e la Russia alla causa neoliberale. D’altra parte, questo piano era in preparazione da molto tempo, solo che è passato totalmente inosservato agli occhi degli occidentali. Nel luglio 2014, proprio a Shangai, i paesi del BRIC hanno creato una banca di sviluppo il cui obiettivo è quello di sostenere i loro progetti di crescita. Ho già più volte annunciato e denunciato questa strategia puramente neoliberale, in particolare in occasione del V Congresso Nazionale della ricerca strategica che si è tenuto nel novembre 2014 presso la scuola militare di Parigi; ero incaricato in quel frangente di concludere le tavole rotonde con una sintesi: ecco il video.

Francia ed Unione Europea sono quindi ormai confrontate ad una durissima e concreta realtà. A questo punto, o avremo la capacità e l’agilità di definire e di mettere in pratica un posizionamento strategico che direi di rottura con questo trend e che poggia saldamente sui nostri valori umanisti, (cosa che non impedirebbe in alcun modo un soddisfacente risultato anche sul piano economico); oppure, conviene dirlo, diventeremo con grande probabilità schiavi di Cina e Stati Uniti. Questi ultimi sono riusciti a sviluppare le loro reti di influenza attraverso GAFA e BATX. Il 2017 rappresenta dunque a mio avviso una vera svolta storica. È necessario che ridefiniamo la nostra leadership per ritrovare un’efficiente capacità di influenza in questo mondo che ci sta sfuggendo di mano; diversamente, ritengo che perderemo poco a poco, ogni vantaggio competitivo commerciale, e ciò che è peggio, la nostra stessa identità e il nostro codice genetico.

Pur non condividendo al 100% le analisi contenute nei libri che sto per citarvi, ci troverete certo ottime considerazioni a proposito dell’argomento qui da me trattato: sono Le Destin de l’Occident di Jacques Attali e Le triomphe du soft totalitarisme del comitato Orwell, il quale denuncia l’onda neoliberale.

La mia esperienza sul campo mi conferma ogni giorno che pochissimi tra i dirigenti e politici francesi e europei, dimostrano di aver integrato queste dimensioni strategiche, proponendoci la visione di un nuovo modello di società, coerente con i nostri valori. In altre parole, diciamocelo con grande chiarezza, nessun leader all’orizzonte che possa guidarci e condurci verso una rottura portatrice di senso, rottura che ci permetterebbe di ampliare e migliorare i nostri strumenti di influenza, di difesa e di conquista. È tempo per noi di passare all’imprenditorialità. Ciascuno di noi, in base alle proprie possibilità e alla propria situazione, prenda la propria vita in mano. Un nuovo equilibrio sta iniziando: 2017, benvenuto nel migliore dei mondi.

 

Mon nouveau livre: L’Urgence Ethique

Je suis très content de vous informer de la parution de mon livre: « L’urgence éthique, Une autre vision pour le monde des affaires »

Vous trouverez une présentation du livre ci-joint.Vous pouvez aussi acheter le livre en version numérique.

Enfin le livre est en vente directement auprès de contact@iecg.eu.com ou dans les librairies suivantes:

  • EYROLLES, 57 boulevard Saint-Germain, 75005 Paris
  • EYROLLES, Campus HEC, 1 rue de la libération, 78350 Jouy-en-Josas
  • SAURAMPS, Le triangle, 34000 Montpellier
  • SILOÈ JOUANAUD, 19 rue Trinité, 31000 Toulouse